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Les anciens Gee-Gees David Foucher et Guillaume Donovan acquittés

Un montage photo montre les deux joueurs de hockey un à côté de l'autre.

Photos officielles de David Foucher (à gauche) et Guillaume Donovan

Photo : Site Internet des Gee-Gees

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le verdict est tombé. Deux anciens joueurs de hockey des Gee-Gees de l'Université d'Ottawa accusés d'agression sexuelle à Thunder Bay ont été déclarés non coupables.

Les accusés David Foucher, de Waterville en Estrie, et Guillaume Donovan, de Gatineau, étaient présents au palais de justice de Thunder Bay, lundi après-midi, pour entendre la juge annoncer sa décision.

Ils étaient accusés d'avoir agressé sexuellement une jeune femme de 21 ans dans un hôtel de la ville nord-ouest ontarienne dans la nuit du 2 février 2014.

MM. Foucher et Donovan sont restés de marbre pendant que la juge Chantal Marguerite Brochu prononçait son énoncé, au cours duquel elle a résumé les grandes lignes du procès.

« Les accusés ont témoigné peut-être pour blanchir leur nom, mais n'ont certainement pas démontré qu'ils ont agi comme des gentlemen », a-t-elle affirmé.

Néanmoins, la juge Brochu a dit n'avoir aucune raison de rejeter le témoignage de M. Donovan. Elle a également souligné le sang-froid de M. Foucher lors de l'interrogatoire « épineux » du procureur de la Couronne.

Le consentement : un enjeu clé

La notion de consentement a été au coeur du procès de 10 jours, en février dernier. M. Donovan disait avoir eu une relation sexuelle consensuelle avec la plaignante, tandis que M. Foucher niait l'avoir touchée.

La juge Brochu devait déterminer si la relation sexuelle impliquant M. Donovan était non consensuelle hors de tout doute raisonnable. Elle devait aussi établir si M. Foucher avait eu une relation sexuelle avec la présumée victime hors de tout doute raisonnable.

Pendant la lecture de sa décision, lundi, la juge a soulevé des contradictions dans les témoignages des personnes appelées à la barre durant le procès.

Toutefois, elle a souligné que le fait que la plaignante ait consenti à une relation sexuelle avec un autre homme avant les faits allégués n'avait pas d'incidence sur sa crédibilité.

« À partir du moment où [la juge] croit l’accusé lorsqu’il relate que [la plaignante] consentait, selon lui, qu’elle aurait verbalisé le fait qu’elle consentait lorsque l’autre individu lui posait une question, fait en sorte que, selon nous, ça devenait évident que c’était un acquittement », pense pour sa part Me Christian Deslauriers, l’avocat de M. Donovan.

Une interdiction de la cour empêche la publication de tout détail qui pourrait permettre d'identifier la plaignante. Cette dernière n'était pas présente en cour pour entendre le prononcé du verdict.

C'est une amie de la jeune femme qui a formulé la première plainte aux policiers. La juge Brochu a mentionné qu'elle n'avait « aucune raison de rejeter le témoignage » de cette amie.

Le Service de police de Thunder Bay n'a pas témoigné durant le procès. Une déclaration écrite a été présentée en cour. Le corps policier a fait savoir qu'il ne commenterait pas la décision de la juge.

D'après les informations d'Antoine Trépanier

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