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Un 6e tipi dressé au camp de protestation devant l’assemblée législative

Trois tipis installés sur un gazon devant un boisé.Une partie de l'assemblée législative de la Saskatchewan est visible derrière le boisé.
Deux autres tipis ont été érigés au camp « Justice pour nos enfants volés » devant l’assemblée législative de la Saskatchewan. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Un sixième tipi a été érigé lundi après-midi au parc Wascana devant l'assemblée législative de la Saskatchewan, quelques jours après l'arrestation de six manifestants et le retrait de leur tipi par les autorités.

Le camp « Justice pour nos enfants volés » a été démantelé temporairement lundi dernier après avoir été en place pendant plus de 100 jours. Jeudi, le tipi du camp autochtone a été réinstallé, lors de la Journée nationale des peuples autochtones.

Les activistes avaient installé ce campement le 28 février, en réaction notamment aux verdicts de non-culpabilité prononcés à l’encontre de Gerald Stanley en Saskatchewan, concernant la mort de Colten Boushie, et de Raymond Cormier au Manitoba, dans l’affaire de la mort de Tina Fontaine.

La porte-parole de l’organisme « Colonialism No More », Robyn Pitawanakwat, a déclaré que le soutien à leur cause devenait de plus en plus visible.

C’est le Conseil tribal File Hills Qu'Appelle de Fort Qu'Appelle qui a installé le deuxième tipi samedi, alors que la Première Nation de Piapot a ajouté un troisième tipi au campement, dimanche.

Un des porte-paroles du campement, Prescott Demas, a dit qu'il s'attend à ce que d'autres tipis s'ajoutent au courant de la journée.

Dans l’après-midi lundi, deux autres tipis se sont greffés au campement. Le quatrième tipi est celui d’une personne agissant indépendamment, alors que le cinquième a été érigé par la Première Nation Peepeekisis.

« Le soutien arrive, c'est tangible et c'est beau, cela nous montre que c'est une question beaucoup plus large que ce que les gens sont prêts à croire », indique Robyn Pitawanakwat.

La police n'a porté aucune accusation contre les six manifestants qui ont été arrêtés lundi.

Robyn Pitawanakwat a indiqué que les agents du Service de police de Regina passent tous les jours au campement et qu’ils ont dit aux gens qu'ils n'ont aucune intention d'expulser qui que ce soit du site. Elle a ajouté que les manifestants n'avaient pas peur.

« Le traumatisme que la plupart des gens de ce camp ont connu en perdant leurs enfants l'emporte de loin sur la crainte qu'ils pourraient ressentir si le Service de police de Regina venait pour les déplacer du camp », explique-t-elle.

Comme une ambassade

Robyn Pitawanakwat raconte que le camp est devenu une ambassade pour les personnes qui ont perdu leurs enfants.

Des pancartes devant un des tipis du campement de protestation autochtones.  Prescott Demas, membre du campement, s'attend à ce que d'autres tipis s'ajoutent au courant de la journée. Photo : Radio-Canada

« Chaque jour, de nouvelles personnes viennent et racontent leurs histoires. Chaque personne qui fait partie du groupe de base du camp a des membres de sa famille qui ont été assassinés, des membres de sa famille qui ont été appréhendés, des membres de sa famille qui sont dans les services correctionnels alors que les accusations sont si mineures qu'elles n'auraient jamais dû être incarcérées », ajoute-t-elle.

Wendell Starblanket, qui a installé le deuxième tipi, encourage les autres conseils tribaux et les Premières Nations à mettre en place des tipis à l'assemblée législative pour montrer leur soutien.

Avec les informations d’Alex Soloducha et de Yessica Chavez

Saskatchewan

Nations métisses et autochtones