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L'« échec » de l'accord sur le nucléaire, un « danger » pour l'Iran

Le ministre iranien des Affaires étrangères et le président de l'Iran lors d'une rencontre.
Le ministre des Affaires étrangères de l'Iran, Mohammad Javad Zarif (à gauche), ici en compagnie du président iranien Hassan Rohani, estime que son pays risque gros si l'accord sur le nucléaire continue de se déliter. Photo: Reuters / Danish Siddiqui
Agence France-Presse

Un « échec » de l'accord international sur le nucléaire iranien serait « très dangereux » pour l'Iran, a mis en garde dimanche le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, cité par deux agences de presse.

« Ce n'est certainement pas la solution choisie par le système » politique iranien, a ajouté M. Zarif, cité en des termes identiques par l'agence officielle IRNA et l'agence de presse ISMA, qui ne détaillent pas les dangers auxquels l'Iran s'exposerait en pareil cas.

Selon les deux agences, le chef de la diplomatie iranienne a tenu ces propos lors d'un discours devant des représentants de la Chambre de commerce iranienne.

Ces déclarations surviennent alors que la République islamique négocie avec les Européens en vue de sauver l'accord de Vienne après que le président américain Donald Trump eut décidé, en mai, d'en retirer son pays, et que la monnaie iranienne continue sa chute face aux grandes devises internationales.

Sur le marché parallèle, le billet vert s'échangeait au taux de 80 000 rials iraniens pour un dollar, dimanche. La devise iranienne a ainsi perdu plus de 47 % de sa valeur depuis septembre, sur fond de spéculations et d'inquiétudes pour l'avenir de l'économie.

Tensions exacerbées

Validé par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, l'accord de Vienne a été conclu entre la République islamique et le Groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne).

Il a permis de mettre fin à des années d'isolement de l'Iran en levant une partie des sanctions économiques internationales contre la République islamique. En échange, Téhéran a accepté de limiter fortement son programme nucléaire afin de garantir que l'Iran ne cherche pas à se doter de l'arme atomique.

Le retrait des États-Unis et la promesse de sanctions américaines renforcées contre l'Iran commencent à faire fuir certains grands groupes européens présents en Iran.

Soucieux de bénéficier des retombées économiques attendues de l'accord de Vienne, Téhéran a posé un certain nombre de conditions aux pays européens, parties à ce pacte, pour lui permettre de continuer à l'appliquer.

L'Iran attend notamment de ses partenaires des « garanties » économiques.

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a menacé fin mai d'une reprise des activités nucléaires qu'il a suspendues conformément à l'accord de Vienne si le pays n'obtient pas satisfaction.

Comprendre la crise nucléaire iranienne

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