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Sixième journée sans grutiers sur les chantiers du Québec

Des manifestants devant un chantier.

Les chantiers du Québec demeureront paralysés pendant la fin de semaine en raison de la poursuite de la grève illégale des grutiers.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La paralysie se poursuivra sur les chantiers du Québec, cette fin de semaine, alors que les grutiers ont indiqué qu'ils ne travailleraient pas samedi, dimanche et lundi.

Evans Dupuis, président du syndicat des grutiers de la FTQ-Construction, a confirmé samedi matin que ses membres entameront un sixième, un septième et un huitième jour de débrayage. Il affirme que ses confrères ont droit au congé de la fin de semaine de la Fête nationale.

Mélanie Malenfant, porte-parole de la Commission de la construction du Québec (CCQ), rétroque que la convention collective prévoit la possibilité de travailler sur les chantiers durant les fins de semaine ou les congés fériés.

« D'ailleurs, selon nos informations, une grue serait en opération [samedi] sur le chantier de l'échangeur Turcot », a-t-elle indiqué à Radio-Canada.

La grève illégale est en cours depuis le 18 juin et force le ralentissement des travaux de construction, quand elle n'entraîne pas tout simplement la paralysie sur les chantiers.

Plus tôt cette semaine, le Tribunal administratif du travail (TAT) a ordonné la reprise des activités, un appel auquel très peu de grutiers ont répondu.

Le syndicat que dirige M. Dupuis a de son côté demandé à ce que l'on respecte la décision du TAT. En vain.

Les grands chantiers de la région de Montréal – ceux de l'échangeur Turcot et du nouveau pont Champlain, notamment –, mais aussi ceux d'ailleurs au Québec devront donc se passer des grutiers samedi, dimanche et lundi.

Aux yeux de la CCQ, ce débrayage illégal risque d'entraîner de lourdes amendes, alors que plusieurs chantiers fonctionnent selon des échéanciers particulièrement serrés, dont le projet de construction du nouveau pont Champlain.

De son côté, le gouvernement Couillard a laissé planer la menace de pénalités financières imposées aux grutiers qui refuseront de reprendre le travail. Une mise en demeure serait également en préparation contre les syndiqués en grève.

Exigences sécuritaires

La grève des grutiers découle de ce qui est perçu comme un assouplissement des normes entourant les exigences du métier. Le 14 mai dernier, la CCQ adoptait une nouvelle disposition permettant aux employés d'autres corps de métier de la construction d'opérer des camions-flèches de moins de 30 tonnes pour déposer du matériel.

Selon la FTQ-Construction, cette « brèche » permettant de former des employés sur les chantiers vient court-circuiter le programme de formation de 870 heures (sept mois) nécessaire pour obtenir un DEP en conduite de grues, essentiel pour exercer comme grutier sur les chantiers québécois.

Plutôt que de devoir consacrer sept mois à apprendre les ficelles du métier, la nouvelle disposition n'exigerait que 150 heures de formation en entreprise pour devenir grutier, et seulement 80 heures pour apprendre à conduire un camion-flèche.

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