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  • Envoyée spéciale
  • Enfants séparés de leur famille : « la planète entière regarde ce qui se passe ici »

    Le reportage de notre envoyée spéciale Sophie Langlois
    Radio-Canada

    Le village de Tornillo, au sud d'El Paso, au Texas, est habituellement très calme. Avec ses quelque 1500 habitants, on n'y trouve même pas un restaurant. Or, depuis quelques jours, des centaines de personnes y circulent, comme a pu le constater notre envoyée spéciale Sophie Langlois.

    C’est sur ce site à la frontière du Mexique qu'a été installé le camp de tentes qui peut détenir jusqu’à 4000 enfants de migrants illégaux séparés de leur famille.

    Sophie Langlois y a rencontré des étudiants qui manifestent au poste-frontière contre cette installation, qu’ils qualifient de « camp de concentration ».

    « C’est un camp de concentration moderne, dit Sandra Dominguez, l’une de ces étudiantes. Ça se passe aux États-Unis, que les gens veuillent l’accepter ou non. Il faut que ça cesse, parce que c’est inhumain. On ne peut pas laisser des gens être traités comme des animaux », ajoute-t-elle.

    Trois étudiants répondent à un journaliste devant une caméra.Des étudiants manifestent au poste-frontière de Tornillo, au sud du Texas, pour dénoncer les conditions de vie dans le camp de tentes. Photo : Radio-Canada / Sophie Langlois

    L’envoyée spéciale de Radio-Canada est dépêchée au sud du Texas dans le cadre de la crise qui secoue les États-Unis depuis plusieurs semaines, à savoir l’application de la politique de « tolérance zéro » à l’endroit des migrants illégaux et la séparation des familles qui s’ensuit.

    Vendredi, Sophie Langlois a pu assister au point de presse de trois sénateurs démocrates qui ont visité les installations. Tom Udall, Martin Heinrich et Richard Blumenthal n’ont pas pu rencontrer les enfants en personne, en raison des lois américaines entourant la protection de la jeunesse, mais ils les ont vu jouer au soccer, selon notre envoyée spéciale.

    Les autorités ont présenté des images vidéo de l’intérieur des tentes aux trois élus, car ils n’avaient pas non plus le droit d’y entrer.

    Le camp de tente de TornilloLe camp de tentes est protégé par des clôtures; il est défendu de s'en approcher. Photo : Radio-Canada / Sophie Langlois

    Les enfants, tous des garçons âgés de 14 à 17 ans, auraient accès à des services psychosociaux, ont déclaré les sénateurs. Les tentes sont climatisées et les jeunes ont le droit de regarder la télévision.

    Il n’y aurait que 250 enfants dans le camp pour le moment, ont rapporté les sénateurs qui se sont dits bouleversés de voir des jeunes, qui n’ont rien fait de mal, être traités comme des prisonniers.

    Les sénateurs ont voulu faire savoir aux enfants que « la planète entière regarde ce qui se passe ici. Désormais, l’énergie de toute l’Amérique est concentrée sur une mission : vous sortir de cette prison. »

    International