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127 organismes ont signé l’Entente de Winnipeg sur les Autochtones

Une affiche sur laquelle on peut lire « Reconciliation starts with me ».

L'Entente relative aux Autochtones mise en place par la Ville de Winnipeg a été signée par 127 organismes.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Mis en place en 2017 par la Ville de Winnipeg, l'Entente relative aux Autochtones vise à renforcer les relations avec les peuples autochtones. Parmi les signataires, l'Université de Saint-Boniface et le World Trade Centre se sont engagés à poursuivre leurs actions envers la réconciliation.

Un texte de Barbara Gorrand

Dans la lignée des appels à l’action établis par la Commission de vérité et réconciliation, le maire de Winnipeg avait invité en 2017 les associations et organismes à signer l’Entente relative aux autochtones.

Plus de 80 organismes avaient accepté dès l'année dernière, et 44 autres les ont rejoints cette semaine, portant à 127 le nombre total de partenaires engagés sur la voie de la réconciliation.

Seules deux institutions francophones ont signé l’entente à l’heure actuelle.

L’Université de Saint-Boniface a fait partie des premiers signataires. À l'époque, le recteur Gabor Csepregi expliquait qu’il s’agissait d’une « évidence ».

« Notre université entretient une relation avec les peuples autochtones et métis depuis ses tout débuts en 1818, avait-il déclaré. La signature de cette entente [permet de] favoriser le respect mutuel. »

Mercredi, c’est le World Trade Centre Winnipeg qui a signé à son tour.

« Il est très important pour nous d’appuyer cette initiative, qui formalise notre intention d’être proactifs dans ce domaine », explique le vice-président, Derek Earl.

Un homme dans les locaux du World Trade Centre de Winnipeg.

Derek Earl, le vice-président du World Trade Centre Winnipeg, qui a signé l'entente cette semaine.

Photo : Radio-Canada

« Nous nous sommes engagés sur trois axes : la formation du personnel sur la question des traités et l’impact des écoles résidentielles, l’offre proactive envers les entrepreneurs autochtones, et la sensibilisation des entreprises non autochtones », poursuit-il, ajoutant que cette semaine, le WTC a par exemple organisé un séminaire sur le thème “Comment mon entreprise peut participer à la réconciliation?”.

En quoi consiste l'Entente?

L'Entente regroupe une dizaine de principes, destinés à renforcer les relations avec les peuples inuits, métis et les Premières Nations, et de reconnaître leurs droits, dans une société inclusive et équitable.
Par leur signature, les membres s’engagent à promouvoir la réconciliation, que ce soit par le biais de formations ou d’actions culturelles, et à faire annuellement le compte rendu de leurs progrès en la matière.

Mais comment expliquer que seules deux organismes francophones soient signataires de cet accord?

Pour certains, il s’agit tout simplement d’un manque d’information.

Ainsi, les six divisions scolaires que compte Winnipeg ont signé l’accord. Reste le cas de la Division scolaire franco-manitobaine, qui gère aussi bien des établissements dans la ville qu'à travers la province.

Une entente méconnue

« Il existe au sein de la Ville un comité qui gère les relations avec les commissions scolaires de Winnipeg, c’est ce qui explique que les six commissions locales aient signé l’accord, explique Alain Laberge, le directeur général de la DSFM. Notre situation particulière explique peut-être pourquoi nous n’avons pas été approchés. »

« Mais il faut également comprendre que notre compétence est provinciale, poursuit-il, et nous ne pourrions pas signer un accord qui engagerait seulement les écoles de Winnipeg. S’il existait une entente similaire à l’échelle de la province, nous serions les premiers à la signer car nous nous inscrivons déjà dans cette démarche éducative de réconciliation. »

D’autres, comme le Festival du Voyageur, envisagent de signer l’Entente à l’avenir.

Des actions déjà existantes

« Nous remarquons que nous respectons déjà la grande majorité du contenu de l’accord, détaille le directeur des communications, Nicolas Audette. Le sujet de la réconciliation est très important pour le Festival et son personnel. Depuis longtemps, nous développons avec les communautés autochtones et métisse des partenariats qui mènent à des résultats concrets. »

Le Festival prévoit ainsi l’installation d’une plaque de reconnaissance des terres ancestrales au Fort Gibraltar, dit-il encore.

De l’avis général, cet accord n’est qu’une formalisation de politiques existantes au sein de nombreuses organisations.

Chez Returning to Spirit/Retour à l’Esprit, qui a signé l’Entente cette semaine, les animateurs Jacques Lafrance et François Paradis estiment que leur engagement n’est pas nouveau.

« Cela fait plus de 10 ans que nous menons des actions dans ce sens, disent-ils. Si cela se résume à mettre le mot réconciliation sur une tablette, ce n’est pas très utile. Mais nous voyons cela comme la possibilité de créer de nouveaux partenariats avec d’autres, et faire avancer ensemble le projet de réconciliation. »

Avec des informations de Pierre Verrière

Manitoba

Francophonie