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Jour de match, jour de fête pour Jordan Beaulieu des Eskimos

Photos officielles de Jordan Beaulieu avec les Mustangs de Western (à gauche) et avec les Eskimos (à droite).

Même s'il ne ressemble plus autant à une vedette rock que lors de ses années à l'université, c'est comme ça que se sent Jordan Beaulieu le jour d'un match.

Photo : Mustangs de l'Université Western et Eskimos d'Edmonton

Radio-Canada

Pour Jordan Beaulieu, des Eskimos, un jour de match, c'est un jour de fête. La recrue des Eskimos, qui évolue au poste de maraudeur, dit qu'il est rarement plus heureux que lors des heures qui précèdent et qui suivent un botté d'envoi.

Un texte de Patrick Henri

Comme de nombreux enfants, Jordan Beaulieu a pratiqué quelques sports avant de découvrir le football.

Il était encore très jeune quand il a eu la chance de jouer au football la première fois

J’avais six ou sept ans la première fois. J’ai tout de suite aimé l’agressivité du sport. J’étais hyperactif, ça me faisait du bien de toujours courir et de devoir suivre la discipline imposée par l’entraîneur.

Jordan Beaulieu, maraudeur, Eskimos

Dès ses premiers instants sur le terrain, Beaulieu dit qu’il était rapide, agile et qu’il avait « le nez pour le ballon ». Il comprenait rapidement les concepts qui lui étaient présentés, ce qui faisait de lui un joueur apprécié des entraîneurs.

Le joueur de 24 ans mentionne qu’au secondaire, il était toujours un des plus petits joueurs. Ce qui ne l’empêchait pas d’exceller.

J’ai eu ma poussée de croissance très tard, mentionne Beaulieu, après le secondaire, j’ai pensé arrêter le football, mais j’ai reçu une offre du collège John Abbott.

Après des années comme demi défensif, c’est comme maraudeur qu’il a amorcé sa carrière collégiale.

Durant ses trois saisons au cégep, il a aussi été utilisé comme secondeur.

Laval ou Western?

Quelques universités ont démontré beaucoup d’intérêt envers le Montréalais. Au final, le choix devait se faire entre l'Université Laval à Québec et l’Université Western à London, en Ontario.

C’était important pour moi d’apprendre l’anglais et un de mes meilleurs amis venait de s’entendre avec Western, j’ai donc décidé de poursuivre mes études en Ontario.

Jordan Beaulieu, maraudeur, Eskimos

C’est en compagnie de son ami Philippe Dion qu’il a amorcé sa carrière universitaire, une carrière de trois saisons, qui a pris fin avec une victoire des siens, face au Rouge et Or, dans le match de la Coupe Vanier.

L’étudiant en psychologie n’était pas uniquement membre de l’équipe de football de l’Université Western. Pendant une année, il a aussi défendu les couleurs des Mustangs dans les compétitions d’athlétisme.

Un poste à perdre

Plutôt que de se présenter au camp des Eskimos en se disant qu’il devait impressionner pour remporter un poste au sein de la formation, le choix de troisième tour des Eskimos, 24e au total, s’est présenté en se disant qu’il faisait déjà partie de l’équipe et qu’il ne devait pas perdre sa place.

Son intégration chez les professionnels a été facilitée par la présence d’Alexandre Dupuis. Le centre-arrière des Eskimos et le jeune maraudeur sont des amis de longue date.

Alexandre (Dupuis) est un peu plus vieux que moi,il a déjà été mon entraîneur quand j’étais plus jeune affirme le maraudeur. On est de bons amis, il était présent à mes côtés le jour où les Eskimos m’ont repêché.

Le vétéran a accueilli son jeune ami chez lui et lui a présenté les autres joueurs francophones de l’équipe (Christophe Mulumba-Tshimanga, Christophe Normand, Pascal Lochard et Jean-Simon Roy).

Rien ne bat un match de football

Beaulieu ne devrait pas voir beaucoup d’action en défense en début de saison. Deux maraudeurs, Neil King et Josh Woodman, le devancent au sein de la formation des Eskimos.

Cela ne l’empêche pas de se présenter au stade le jour d’un match avec en tête la certitude qu’il sera appelé à jouer un rôle défensif.

S’il n’est utilisé qu’au sein des unités spéciales, il n’y voit aucun problème. Non seulement il voit son rôle comme une porte d’entrée pour un poste permanent en défense, mais il adore jouer au sein de ces unités.

Un match de football, c’est pour lui une récompense pour le travail de préparation fait dans les jours précédents.

J’aime la vie. Le jour d’un match, je me sens comme une rock star, c’est un gros party. On a du fun entre chums, on court, on fait des jeux, c’est un gros party.

Jordan Beaulieu, maraudeur, Eskimos

Avant la rencontre, il admet tenir difficilement en place. Une fois le match en cours, il veut faire le gros jeu qui fera réagir la foule. Si ce n’est pas lui qui réalise le jeu, il est le premier à retrouver celui qui l’a réalisé pour danser et fêter avec lui.

À son premier match dans la LCF, il a réussi deux plaqués, un sommet au sein de la formation pour cette rencontre.

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