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Archives

Kim Campbell : éphémère première ministre du Canada

Kim Campbell, vêtue d'un tailleur blanc et noir, a posé sa main sur la Bible pour prononcer son serment comme première ministre du Canada.

Kim Campbell est assermentée comme première ministre du Canada le 25 juin 1993.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il y a 25 ans, Kim Campbell devenait première ministre du Canada, la première femme à occuper ce poste dans l'histoire canadienne. Les archives nous offrent un témoignage de l'éphémère passage de cette femme à la tête de notre pays.

Le 25 juin 1993, l’ensemble du Parti progressiste-conservateur du Canada se croise les doigts. Il a fait un pari à la fois audacieux et nécessaire. Il lui faut rompre avec l’héritage du premier ministre québécois Brian Mulroney. La continuité amènerait un désastre électoral aux prochaines générales fédérales.

Le renouveau vient de s'incarner en une femme de 46 ans, née en Colombie-Britannique. Elle se nomme Kim Campbell.

Le dimanche, 13 juin 1993

Un compte rendu présenté à l’émission Le dimanche du 13 juin 1993 par Bernard Derome et préparé par le journaliste Claude Gervais rappelle sa victoire à la course à la chefferie progressiste-conservatrice.

Kim Campbell affronte alors quatre autres candidats, dont le ministre fédéral de l’Environnement et député de Sherbrooke Jean Charest.

Kim Campbell arrive presque à gagner dès le premier tour de scrutin. Mais c’est le surprenant appui du député albertain Jim Edwards qui scelle sa victoire.

Elle obtient 53 % des votes au deuxième tour de scrutin et devient automatiquement première ministre du Canada.

Téléjournal, 25 juin 1993

Le 25 juin 1993, l’animatrice du Téléjournal Suzanne Laberge présente un reportage de la journaliste Julie Miville-Dechêne sur l’assermentation de Kim Campbell.

La nouvelle première ministre utilise cette occasion pour tenter de confirmer l’image de rupture qu’elle veut projeter aux Canadiens.

D’un côté, elle modifie considérablement le cabinet fédéral dont elle a hérité de Brian Mulroney. Mais, de l’autre, Kim Campbell nomme peu de femmes dans ce cabinet remanié. Le Québec y conserve une part importante, au grand dam de l’Ontario. Le changement paraît minime pour beaucoup d’électeurs.

« J’interromps brièvement ces propos de madame Campbell pour vous annoncer qu’elle est défaite dans sa circonscription de Vancouver-Centre. […] Sur toute la ligne, madame Campbell, c’est désastreux, c’est catastrophique. »

— Une citation de  Bernard Derome

La campagne électorale de l’automne 1993 se révèle très difficile pour la nouvelle première ministre. Elle commet gaffe sur gaffe lorsqu’elle communique.

Elle paraît froide et prétentieuse à plusieurs Canadiens. Son affirmation selon laquelle « les choses sérieuses ne se discutent pas pendant les élections » détourne plusieurs électeurs du Parti conservateur.

Élections 1993, 25 octobre 1993

Le 25 octobre 1993, Kim Campbell et son parti subissent une défaite historique. Seuls deux candidats progressiste-conservateurs sont élus à travers tout le Canada.

L’émission Élections 1993 animée par Bernard Derome diffuse le discours de la première ministre et note le caractère historique de la défaite.

Kim Campbell démissionne quelques semaines plus tard comme chef du Parti progressiste-conservateur du Canada. Jean Charest, un des deux seuls membres du caucus progressiste-conservateur à la Chambre des communes, la remplace.

En 2016, le premier ministre Justin Trudeau a nommé Kim Campbell présidente du comité chargé de réformer le mode de nomination des juges à la Cour suprême du Canada.

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