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On vous raconte la semaine en images

La politique migratoire de « tolérance zéro » appliquée par l'administration Trump a quelque peu monopolisé l'actualité internationale cette semaine, une saga qui a causé un tollé au-delà des frontières américaines. Voici notre retour en images.

Un texte de Joëlle Girard

Plus de 2300 enfants ont été séparés de leurs parents depuis le début du mois de mai, après l'arrestation de ces derniers pour avoir illégalement traversé la frontière avec le Mexique. Si cette politique de « tolérance zéro » indignait déjà le monde, les conditions de détention des enfants révélées cette semaine ont causé un choc supplémentaire.

Des manifestants tiennent des affiches dénonçant la politique migratoire de l'administration Trump près d'une route où circulent des véhicules.Los Angeles, dans l'État de la Californie Photo : Getty Images / Mario Tama

Michael Garcia Bochenek, conseiller juridique de la division Droits des enfants de Human Rights Watch, est l'un des rares observateurs à avoir eu accès à ces centres juvéniles à la frontière. Il a décrit des scènes de cris et de pleurs, d’enfants confus laissés à eux-mêmes dans des cages. Au-delà de ce témoignage, l'image déchirante d'une enfant hondurienne de deux ans en pleurs à la frontière a fait le tour de la planète. Le magazine Time s'en est même inspiré pour sa couverture. Il a toutefois été révélé plus tard que la fillette n'a jamais été séparée de sa mère.

Une fillette pleure tandis que sa mère se fait fouiller par un agent de l'immigration.McAllen, Texas, près de la frontière avec le Mexique Photo : Getty Images / John Moore

Malgré tout, devant l'indignation mondiale suscitée par cette politique et le malaise au sein même de son parti, Donald Trump a signé mercredi un décret mettant fin à ces séparations.

Donald Trump signe un décret sur l'immigration.Washington D.C., États-Unis Photo : AFP/Getty Images / MANDEL NGAN

La première dame des États-Unis, Melania Trump, a également effectué une visite surprise dans un centre de détention pour apaiser les tensions. C'est cependant son choix vestimentaire qui a retenu l'attention, tandis qu'elle portait un manteau vendu par la compagnie Zara pour quelques dizaines de dollars sur lequel on pouvait lire : « I really don't care, do u? » (Je m'en fiche complètement, et vous?). Sa porte-parole a indiqué qu'il n'y avait aucun lien de corrélation entre ce message et sa position quant à la politique migratoire, mais les internautes s'en sont donné à coeur joie, dénonçant l'insensibilité de la première dame.

Melania Trump monte à bord d'un véhicule.Melania Trump quitte la base militaire Andrews Air Force, dans l'État du Maryland. Photo : AFP/Getty Images / MANDEL NGAN

Pendant ce temps, le nouvel allié du président américain, le leader Kim Jong-un, s'est rendu à Pékin afin de faire le point avec le président chinois Xi Jinping sur le sommet historique qui a réuni les États-Unis et la Corée du Nord la semaine précédente. La Chine, qui est engagée dans une vive escalade commerciale avec les États-Unis, semble vouloir garder la Corée du Nord dans son giron et ainsi éviter qu'elle ne bascule du côté américain, en dépit des offres de développement économique faites par Donald Trump.

Kim Jong-un et sa femme Ri Sol-ju marchent sur un tapis rouge en sortant d'un avion.Kim Jong-un et sa femme Ri Sol-ju arrivent à Pékin, en Chine. Photo : Reuters / KCNA KCNA

Tout près de là, en Indonésie, une tragédie gardait la nation entière en haleine cette semaine. Un traversier a sombré dans les eaux du lac Toba, sur l'île de Sumatra, faisant plus de 180 disparus. Des proches et des parents des victimes ont pris le gouvernement à partie pour ne pas avoir veillé au respect des normes de sécurité minimales sur l'embarcation, qui transportait beaucoup trop de passagers, selon des informations recueillies auprès de quelques survivants.

Des gens pleurent sur le bord d'un quai.Lac Toba, Indonésie Photo : Reuters / Stringer .

Au Nicaragua, ce sont les heurts avec les forces de l'ordre qui ont éploré certaines familles. En deux mois, la vague de contestation pour exiger le départ du président, Daniel Ortega, a fait 187 morts et plus de 1000 blessés. Dans les derniers jours, les violences ont fait au moins 23 morts. Les funérailles de trois d'entre eux ont eu lieu mercredi.

Une famille pleure au-dessus d'un cercueil.Managua, Nicaragua Photo : AFP/Getty Images / INTI OCON

Des dirigeants de l'Église catholique se sont même rendus à Masaya, petite ville du pays qui s'est déclarée en rébellion, afin d'empêcher « un massacre » par les forces de l'ordre voulant reprendre le contrôle. La vague de contestation dénonce une réforme de la sécurité sociale, qui a depuis été abandonnée, et accuse le chef de l'État et son épouse de confisquer le pouvoir et de brider les libertés.

Le cardinal Leopoldo Brenes et d'autres dirigeants catholiques arrivent dans la ville, alors que les manifestations antigouvernementales se poursuivent à Masaya.À Masaya, les violences ont provoqué ces derniers jours au moins 23 morts, ainsi que des pillages et des incendies. Photo : Reuters / Andres Martinez Casares

En Turquie, ce sont plutôt les élections, qui doivent avoir lieu dimanche, qui ont donné lieu à des rassemblements. Pratiquement assuré d’une victoire, selon ses partisans, le président Erdogan risque néanmoins de perdre beaucoup de ses électeurs. Depuis une tentative de coup d’État, il y a deux ans, la Turquie est sous les lois de l’état d’urgence. Plus de 50 000 personnes ont été arrêtées et emprisonnées. Certains ont tout de même manifesté en soutien à l'homme fort de la Turquie, qui règne sur le pays depuis maintenant 15 ans.

Des partisans du président Erdogan manifestent à Istanbul vêtus de t-shirts représentant le drapeau turc.Agrandir l’imageIstanbul, Turquie Photo : AFP/Getty Images / BULENT KILIC

Tout comme Recep Tayyip Erdogan, Cristiano Ronaldo a soulevé les foules cette semaine. Dans le cadre d'un match de la Coupe du monde de soccer contre l'Espagne, le joueur étoile a effectué un tour du chapeau, permettant aux siens d'égaler la marque 3-3. Le Portugais en est à son 51e triplé en carrière. La compétition se poursuit à Sotchi, en Russie, où la finale doit se dérouler le 15 juillet.

Cristiano Ronaldo célèbre sur le terrain après avoir marqué un but contre l'Espagne lors d'un match de la Coupe du monde de soccer, à Sotchi, en Russie.Agrandir l’imageSotchi, Russie Photo : Getty Images / Maddie Meyer
Un supporteur de l'Islande se trouve devant le stade de soccer.Sotchi, Russie Photo : Reuters / Toru Hanai

Outre la grand-messe planétaire du soccer, une autre activité sportive a retenu l'attention cette semaine. Depuis son accession au pouvoir en 2014, le premier ministre indien Narendra Modi a fait du yoga un instrument de rayonnement de l'Inde dans le monde. Il est à l'origine d'une résolution des Nations unies qui, depuis 2015, fait du 21 juin la Journée internationale du yoga. La fête a donné lieu à de nombreux rendez-vous, pour la plupart colorés.

Des sādhu indiens font du yoga dans un temple de la région d'Assam, en Inde.Guwahati, Inde Photo : AFP/Getty Images / BIJU BORO
Des gens font du yoga dans Times Square à New York.New York, États-Unis Photo : Reuters / Lucas Jackson
Des femmes font du yoga au bord de l'eau en Chine.Shiyan, Chine Photo : AFP/Getty Images / -

La célébration de cette quatrième Journée internationale du yoga concorde avec le solstice d'été, une fête païenne qui remonte à plusieurs millénaires. Des gens se sont notamment réunis à Stonehenge, en Angleterre, pour observer le lever du soleil à l'occasion du premier jour de la belle saison, qui est également la journée la plus longue de l'année. Bon été!

Des gens photographient le soleil qui se lève sur le site Stonehenge.Stonehenge, Angleterre Photo : AFP/Getty Images / GEOFF CADDICK

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