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L'archevêché de Saint-Boniface rend hommage à la nation métisse

Plusieurs personnes assises dans un parc autour de plaques commémoratives aux symboles métis.

Un espace de reconnaissance envers les Métis est inauguré dans le jardin du patrimoine de Saint-Boniface, situé dans la cour de l’archevêché.

Photo : Radio-Canada / Ron Boileau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un nouvel espace de reconnaissance envers les Métis a été inauguré jeudi par l'archevêché de Saint-Boniface, dans le jardin du patrimoine. L'espace a pour but de rendre hommage à la nation métisse pour sa contribution au sein de la société manitobaine et de l'Église.

L’archevêque de Saint-Boniface, Monseigneur Albert LeGatt, explique que malgré une longue relation de 200 ans entre l’Église catholique et les peuples autochtones, « il y a des moments où les choses ont été tendues. »

Il reconnaît que c’est maintenant l'occasion de demander pardon. « Nous devons demander pardon pour les pensionnats autochtones », affirme l’archevêque de Saint-Boniface.

L’espace de reconnaissance, situé au coin des avenues Taché et de la Cathédrale, est un moyen de bâtir des ponts entre l’Église catholique, les peuples autochtones et la nation métisse.

« Nous voulons offrir ce lieu pour que les Autochtones puissent faire des activités pour partager leur spiritualité, comme des enseignements, des cérémonies; l’âme autochtone [...] a été bafouée à travers les siècles », affirme Mgr LeGatt.

Il espère que ces démarches de réconciliation porteront fruit pendant le prochain siècle.

Une bonne réception

La démarche de l’archevêché de Saint-Boniface est « bien reçue » par la présidente de l’Union nationale métisse Saint-Joseph, Paulette Duguay.

« La première étape est de reconnaître ses torts et le diocèse de Saint-Boniface les a reconnus de façon exceptionnelle », affirme-t-elle.

« Dans cette ère de réconciliation, je commence à sentir que c’est sincère, affirme-t-elle. Je commence à sentir que ce ne sont pas juste des mots. »

« Je ne sais pas si c’est une obligation morale, mais c’est quelque chose qu’on apprécie beaucoup », disait Mme Duguay en entrevue à l’émission L’actuel, jeudi.

Mgr LeGatt a répondu qu'il ne s'agit pas d'une obligation morale, ajoutant que Dieu a créé les peuples égaux et que les croyants doivent « vivre la vie à l’écoute des autres afin de connaître l’autre pour toute sa richesse. »

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