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La FSIN apporte son soutien aux manifestants qui campent à nouveau dans le parc Wascana à Regina

Le Parti vert présente sa plateforme électorale en vue des élections provinciales de septembre 2019.

Radio-Canada

Le tipi du camp autochtone « Justice pour nos enfants volés » a été à nouveau installé devant l'Assemblée législative de la Saskatchewan jeudi soir, après que les autorités provinciales et celles du parc Wascana eurent demandé à ce qu'il soit démonté, plus tôt cette semaine.

« Aujourd'hui [jeudi], c'est la Journée nationale des peuples autochtones, et je ne vois pas de meilleure façon de célébrer cela que de réinstaller le tipi qui était là pendant 111 jours », a expliqué Robyn Pitawanakwat, la porte-parole de l’organisme « Colonialism No More ».

Le tipi n'a pas encore de toile dessus, des gens tiennent les poteaux qui serviront de fondation, alors qu'un homme apporte la toile de tissu.

Les activistes ont érigé à nouveau le tipi dans le parc Wascana.

Photo : Radio-Canada / Miriane Demers-Lemay

Les activistes avaient installé ce campement le 28 février, en réaction notamment aux verdicts de non-culpabilité prononcés à l’encontre de Gerald Stanley en Saskatchewan, concernant la mort de Colten Boushie, et de Raymond Cormier au Manitoba, dans l’affaire de la mort de Tina Fontaine.

Le gouvernement avait déclaré que le campement de protestation serait « perturbateur » pour les événements de la fête du Canada prévus dans le parc. Après avoir reçu un avis d'éviction plus tôt ce mois-ci, une bonne partie du camp a été démantelée la semaine dernière.

Les membres du camp ont toutefois refusé de retirer le tipi dimanche, date limite de l’avis d’expulsion. Les policiers ont donc arrêté six personnes lundi pour entrave à la justice, mais Robyn Pitawanakwat a mentionné qu'aucune accusation n'avait été portée.

Trois policiers soulèvent du sol un manifestant, il y a des gens autour, ils sont tous devant le tipi installé au parc Wascana.

Trois agents du Service de police de Regina transportent un manifestant dans un véhicule de police plus tôt cette semaine.

Photo : CBC

Nous sommes là pour de bon et nous resterons tant et aussi longtemps que nous n’obtiendrons pas de soutien.

Robyn Pitawanakwat, porte-parole de « Colonialism No More »

L’appui de la Fédération des nations autochtones souveraines

Vendredi, plusieurs membres de la Fédération des nations autochtones souveraines (FSIN) sont venus rencontrer les manifestants du camp « Justice pour nos enfants volés » afin de leur offrir un appui politique.

La FSIN et les manifestants s’unissent ainsi pour réclamer des changements dans les systèmes de santé et de justice.

La vice-chef Heather Bear propose qu'un moratoire soit établi pour empêcher qu'un enfant autochtone soit arraché à son foyer, que ce soit dans les réserves ou non.

Elle demande au gouvernement d'investir plus d'argent dans l'éducation et dans la santé afin d'améliorer les conditions socio-économiques des Autochtones.

Selon le chef de la FSIN, Bobby Cameron, une rencontre entre les manifestants, la FSIN, le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, et le ministre de la Justice, Don Morgan, devrait avoir lieu prochainement.

Don Morgan a affirmé qu’il souhaite établir un dialogue avec les manifestants, mais rappelle que la police doit faire respecter la loi.

Comme ministre de la Justice de notre province, j’attends que la police fasse son travail.

Don Morgan, ministre de la Justice de la Saskatchewan

« Statu quo pour l'instant », selon un agent de police

Le sergent Dean Yadlowski a déclaré que la police a été informée jeudi soir que la circulation avait été bloquée dans la rue Albert parce que des gens dansaient.

Des gens se tiennent par la main et danse en formant un cercle sur un pont de la ville de Regina, des voitures ne peuvent passer.

Des gens ont bloqué la circulation sur le pont de la rue Albert à Regina, en faisant un cercle de danse, à l'occasion de la Journée nationale des peuples autochtones.

Photo : CBC/Janani Whitfield

Les policiers ont aussi été mis au courant du retour du tipi et sont allés observer ce qui se passait, selon le sergent.

« Nous n'avons pris aucune mesure ni procédé à aucune arrestation », a-t-il précisé, en soulignant qu'aucune plainte n'avait été déposée pour le moment et que la police réévaluerait la situation si les circonstances changeaient.

« Je pense que c'est le statu quo pour l'instant », indique le sergent Dean Yadlowski.

La police de Regina n’a pas fait de déclaration officielle

Avec les informations de CBC News

Saskatchewan

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