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États-Unis : un vote clé sur l'immigration reporté à la semaine prochaine

Vue panoramique du Capitole, derrière des drapeaux des États-Unis.
Un important vote sur une réforme de l'immigration à la Chambre des représentants, qui devait avoir lieu le 22 juin 2018, est reporté à la semaine prochaine. Photo: Reuters / Yuri Gripas

La Chambre des représentants a rejeté jeudi un projet de loi sévère sur l'immigration, tandis que les républicains ont remis à la semaine prochaine le vote sur un texte de compromis qui semblait voué à l'échec.

Reporté une première fois pour vendredi, ce vote clé sur une réforme censée mettre un terme définitif aux séparations controversées de familles de migrants sans-papiers, trahit le déchirement au sein de la majorité républicaine à la Chambre et au Sénat.

Le premier projet de loi, traduisant les positions les plus dures du parti à l’endroit des migrants, a été rejeté en début d'après-midi, dans un contexte où la séparation de plus de 2300 mineurs de leurs parents, qui ont franchi la frontière illégalement, est décriée partout dans le monde.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a fini par reculer en signant un décret qui permet de laisser les enfants avec leurs parents dans les centres de rétention pendant les poursuites pénales.

Le projet de loi remis à la semaine prochaine va plus loin, car il comprend une mesure considérée comme essentielle par Donald Trump : le financement de la construction d'un mur à la frontière mexicaine. Une condition qu'on présente comme une solution pour les jeunes « dreamers » présents sans papiers sur le sol américain depuis qu’ils sont enfants.

Le texte prévoit également une forte réduction de l'immigration légale.

Entre autres dispositions contenues dans ce projet de loi : un permis de travail et de résidence renouvelables tous les six ans pour les « dreamers ». Un statut qui leur permettrait aussi de demander un statut de résident permanent.

Loin d'un compromis

Les tentatives de rallier les récalcitrants n’ont pas donné de résultats, encore moins chez les démocrates qui s’y opposent catégoriquement.

« Les républicains continuent d'être complices des atrocités » de Donald Trump, a asséné leur cheffe à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Même si les démocrates sont loin de la majorité à la Chambre, la mince avance des républicains au Sénat (51-49) leur donne un certain pouvoir de blocage.

Et c’est via Twitter que le président Trump a reconnu l’ampleur de cette impasse. « On ne peut passer aucune loi sur l'immigration, que ce soit pour renforcer la sécurité ou toute autre raison, y compris "avoir du coeur", sans avoir les voix des démocrates », a-t-il souligné en soirée, jeudi.

Donald Trump, président des États-Unis
Avec les informations de Agence France-Presse, New York Times, CNN, et Washington Post

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