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Visite surprise de Melania Trump dans des centres pour enfants migrants

Melanie Trump est souriante et entourée de de huit policiers.
Melania Trump a pris la pose, jeudi, avec des agents de police à l'aéroport de McAllen. Elle revenait d'une visite impromptue dans un centre de détention pour enfants migrants situé à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Photo: Reuters / Kevin Lamarque

La première dame des États-Unis s'est rendue jeudi à McAllen, au Texas, près de la frontière avec le Mexique, pour visiter des établissements accueillant des enfants migrants qui sont séparés de leurs parents confinés.

Melania Trump a quitté la Maison-Blanche discrètement jeudi matin, au lendemain de la signature de la directive présidentielle ordonnant la fin de la séparation des familles de migrants qui franchissent illégalement la frontière.

« Elle voulait tout voir par elle-même », a indiqué la porte-parole de la première dame, Stephanie Grisham.

Entrevue avec Gilles Paris

Melania Trump a notamment visité le centre pour enfants Upbring New Hope, qui loge présentement une soixantaine de mineurs, âgés de 5 à 17 ans, originaires du Honduras et du Salvador.

Elle a rencontré la directrice de l’établissement et d’autres membres du personnel.

Elle a demandé que les enfants soient réunis avec leur famille « le plus rapidement possible ».

Une chambre (avec deux lits) du centre pour enfants migrants Upbring New Hope, à McAllen au TexasUne chambre du centre pour enfants migrants Upbring New Hope, à McAllen, au Texas Photo : Reuters / Kevin Lamarque

Ce déplacement a été organisé à la dernière minute, indique Mme Grisham.

« Elle a dit à son personnel qu'elle voulait y aller et nous avons fait en sorte que ce soit possible », a-t-elle dit.

Mme Grisham a précisé qu’elle avait le soutien total de son mari, Donald Trump.

« Elle lui a dit : ''Je vais au Texas'', et il l'a soutenue. »

Normalement à l’écart des débats politiques

Les pressions de la première dame ont eu un rôle à jouer dans la décision de Donald Trump d’agir devant le tollé que suscite la séparation des familles, un résultat de sa politique « tolérance zéro » et de sa réforme de l’immigration.

Le président américain s’était défendu en disant que son administration n’avait d’autre choix que de séparer les familles arrêtées à la frontière, sous prétexte que les enfants ne pouvaient pas aller en prison avec les adultes poursuivis en justice. Il avait insisté sur le fait que seul le Congrès pouvait régler le problème, tout en tenant les démocrates responsables de la situation.

Melania Trump en compagnie du secrétaire américain à la Santé et aux Services sociaux, Alex Azar (à gauche) et d'un membre du personnel au centre pour enfants migrants à McAllen, au Texas. Melania Trump en compagnie du secrétaire américain à la Santé et aux Services sociaux, Alex Azar (à gauche), et d'un membre du personnel au centre pour enfants migrants à McAllen, au Texas, jeudi Photo : Reuters / Kevin Lamarque

Dans une volte-face spectaculaire, mercredi, il a signé une directive présidentielle autorisant la détention des parents et de leurs enfants ensemble pour une durée illimitée.

Melania Trump, qui demeure normalement à l’écart des débats politiques, a affirmé dimanche qu’elle « détestait » voir des enfants séparés de leurs parents sans papiers, tout en appelant à un accord des deux partis au Congrès pour réformer les lois en matière d'immigration.

Par la bouche de sa porte-parole, elle a dit croire que les États-Unis devaient être un pays qui « doit respecter la loi, mais doit aussi être gouverné avec cœur ».

Selon les plus récentes données du gouvernement américain, 2342 enfants de migrants ont été séparés de leurs parents entre le 5 mai et le 9 juin, ce qui équivaut à un peu plus de 60 enfants amenés chaque jour dans des centres de rétention.

Avec les informations de Associated Press

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