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Se réapproprier l'histoire et la culture malécite

Pow-wow annuel de la nation Malécite de Viger
Pow-wow annuel de la Nation Malécite de Viger Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Depuis quelques années, de plus en plus de jeunes Malécites veulent en apprendre plus sur leur histoire, leur tradition et leur langue. Une très bonne nouvelle pour les membres du conseil de bande d'autant plus que dans les années 1990 la transmission de ces connaissances avait été laissée de côté.

Un texte de Patrick Bergeron

Depuis deux ans, différentes activités sont organisées pour permettre à des membres de la communauté malécite de se réapproprier une partie de leur histoire.

Mais cette transmission des connaissances est difficile dans la communauté située à Cacouna et à Whitworth, car il n'y a pas d'écoles malécites comparativement aux communautés du Nouveau-Brunswick.

Pour favoriser l'enseignement de la langue, une demande d'aide financière a été acheminée à Patrimoine Canada pour traduire de l'anglais un programme utilisé dans les Maritimes. Le responsable du dossier de l'éducation, Kévin Morais, croit que plusieurs membres de la nation voudront apprendre la langue.

Ça nous permettra de faire des camps de langue ou encore des capsules vidéos qui seront disponibles dans le web.

Kévin Morais, responsable du dossier éducation, Conseil de bande de la Première Nation Malécite de Viger
Ivanie Aubin-Malo danse dans de nombreux pow wow. Une façon pour elle de transmettre une partie de son histoire. Ivanie Aubin-Malo croit que de plus en plus de jeunes malécites s'intéressent à leur histoire. Photo : Facebook / Courtoisie : Ivanie Aubin-Malo

Pour une nouvelle génération de Malécites, il est important de créer un sentiment d'appartenance fort dans la communauté d'autant plus que les membres se retrouvent dispersés aux quatre coins du Québec.

Pour Ivanie Aubin-Malo le processus pourrait être long, mais nécessaire.

Au Nouveau-Brunswick, il y a des activités toutes les semaines ce qui permet de garder la culture ou les traditions bien vivantes.

Ivanie Aubon-Malo
La Premiere Nation mélecite de MadawaskaLa Premiere Nation mélecite de Madawaska Photo : Radio-Canada / Étienne Dumont

Pour d'autres, il est important d'aller voir ailleurs pour mieux comprendre la réalité des peuples autochtones. C'est le cas de Catherine Desjardins. Depuis son arrivée sur le marché du travail, elle s'implique auprès des immigrants. Depuis deux ans, elle travaille avec les communautés autochtones du Nord-du-Québec.

Elle croit que plusieurs jeunes Malécites étudient actuellement dans des domaines qui leur permettront de s'impliquer dans la communauté.

Il faut être curieux et ne jamais oublier que nous pouvons être des passeurs pour conserver notre histoire et notre culture vivante.

Catherine Desjardins

Les membres du conseil de bande entendent poursuivre les activités sur leur territoire. Ils envisagent même la possibilité d'organiser des activités sur la Côte-Nord, dans la région de la Capitale-Nationale ou encore à Montréal d'ici quelques années.

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