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  • Archives
  • Trouver son premier emploi d’été dans les années 70 et 80

    Connexion, 7 décembre 1974

    Ça y est! L'école est terminée et de nombreux adolescents se chercheront un premier travail pour la période estivale. En manque d'inspiration? Voici quelques propositions de gagne-pain pour les étudiants tirés de nos archives des années 70 et 80.

    Le 7 décembre 1974, l’émission Connexion mène sa petite enquête sur le travail auprès des jeunes.

    Est-ce difficile de dénicher un emploi temporaire? demande l’animatrice Geneviève Guérin à quelques étudiants. « S'il se donne la peine, je ne dirais pas que ça doit être bien, bien difficile », obtient-elle comme première réponse.

    Pour décrocher un travail, l’un d’eux a profité d’un « certain pushing ». Une autre a été engagée sur-le-champ après avoir postulé. Répondre à une annonce dans le journal semble aussi être une démarche gagnante en 1974.

    Leur emploi n’est pas leur unique source de revenus, mais il leur permet de faire des réserves pour réaliser des projets, comme voyager.

    Travailler dans un bar laitier

    À l’émission Téléjeans du 15 août 1979, la jeune chroniqueuse Sylvie Dumontier s’intéresse au travail dans une crémerie.

    Le prix d’un petit cornet de crème glacée à cette époque : 55 cents.

    Anick Brais, préposée à la crémerie St-Aubin depuis un mois et demi, s’exprime sans détour sur ce qu’implique son emploi d’été.

    Il faut s’attendre à terminer son ouvrage très tard, soit jusqu’à 1 h 30 du matin. Habiter près de son lieu de travail représente ainsi un avantage considérable.

    Travailler dans une crémerie demande aussi beaucoup de patience, car les clients changent constamment d’idée, surtout les adultes. Les enfants sont plus faciles à servir pour la bonne raison qu'ils font leur choix de crème glacée selon la couleur, et non la saveur!

    Payée au salaire minimum avec pourboires, Anick récolte environ 85 $ par semaine.

    Superviser les sauveteurs à l’Aqua Parc de Montréal

    Saviez-vous que le site de La Ronde avait hébergé un parc aquatique de 1985 à 1994?

    En 1987, Marco Dumont y travaille comme superviseur.

    À l’émission Au jour le jour du 22 mai, il explique à l’animateur Normand Harvey la nature de son emploi et de celui des 35 préposés et 40 sauveteurs qu’il coordonne.

    Les préposés qui sont postés en haut des glissades d’eau ont un rôle plus actif. Ils doivent donner des consignes et s’assurer qu’elles sont bien suivies pour la sécurité des baigneurs.

    Le rôle des sauveteurs peut être plus monotone, car les incidents sont bien rares à l’Aqua Parc de Montréal. Pour les maintenir en état d'alerte, le superviseur a développé la méthode du red ball test. À tout moment, une petite balle rouge peut atterrir dans un bassin. Le sauveteur devra la récupérer en moins de 30 secondes!

    Un emploi à l’Aqua Parc n’est pas à la portée de tous les jeunes. Il faut au préalable obtenir sa qualification de sauveteur national, à laquelle s’ajoute une formation spécialisée pour les parcs d’eau.

    Garder des enfants

    Depuis six mois, Véronique, 13 ans et demi, offre ses services comme gardienne d’enfants. Elle trouvait le travail de camelot trop fatiguant, car il faut se lever tôt chaque matin!

    Le jeune chroniqueur Nicolas Martin recueille son témoignage à l’émission Téléjeans du 4 février 1978.

    Sa stratégie pour conserver ses clients? « Tout d'abord, il faut les amuser, surtout la première fois quand on y va. Sinon, s'ils ne nous aiment pas, ou bien ils demandent une autre gardienne! »

    À ses débuts, en 1977, Véronique gagnait 1 $ l’heure pour ses services. Forte de son expérience de six mois, elle exige à présent 1,25 $.

    Parmi les jeunes interrogés dans ces archives, on peut relever un point en commun. Tous affirment que leur travail leur a permis de gagner en autonomie et en responsabilité.

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