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5 films à voir pour passer en mode estival

Un jeune homme et un homme plus vieux sont assis sur un muret de pierres, les pieds dans l'eau. Un homme et une femme sont assis dans des transats, en arrière-plan.
Call Me by Your Name met en vedette Timothée Chalamet (à gauche) et Armie Hammer (à droite). Photo: Courtoisie
Radio-Canada

Chacun son été, chacun son film. Voici une petite sélection de cinq longs métrages à découvrir ou à revoir pour vous mettre dans l'ambiance de l'été que vous voulez avoir.

Un texte d'Helen Faradji

Un été d’initiation : Call Me by Your Name, de Luca Guadagnino (2017)

Elio (Timothée Chalamet) a 17 ans et passe l’été avec ses parents dans la villa familiale en Italie du Nord. Son père, spécialiste de l’histoire gréco-romaine, reçoit également Oliver (Armie Hammer), son étudiant américain.

Récit d’initiation sur fond de douceur, de calme et de farniente; moments fugitifs et éphémères, mais déterminants, que sont ceux des vacances; Italie rurale mise en valeur avec une sensualité à couper le souffle : la nonchalance est épicée, la langueur, follement émouvante.

Un film libre, un cocon, qui donne tout simplement envie de tomber amoureux.

Un été sensuel : La piscine, de Jacques Deray (1969)

Le réalisateur de Call Me by Your Name a fait une nouvelle version de La piscine, A Bigger Splash, en 2015. Pourtant, l’original n’a pas pris une ride, surpassant tous ceux qui ont voulu l’imiter, par un érotisme et une sensualité à couper le souffle.

Un couple, une villa à Saint-Tropez, un ami débarquant avec sa fille, la musique de Michel Legrand, et vogue la galère des désirs interdits, des regards par en dessous, des braises que l’on attise l’air de rien.

Au sommet de leur séduction, Alain Delon, Romy Schneider et Jane Birkin (dans son premier film français) n’ont peut-être jamais été aussi bien filmés, rendus littéralement affolants par la lumière chaude et inoubliable de Jean-Jacques Tarbès.

Un été sans dormir : Tu dors Nicole, de Stéphane Lafleur (2014)

Nicole (Julianne Côté) a 22 ans. Durant l’été, elle doit garder la maison de ses parents partis en vacances. Mais Nicole dort peu. Et dans la ouate que devient son été se croisent sa meilleure amie, un petit garçon particulier, son frère débarqué sans prévenir et ses rêves d’Islande.

Dans un noir et blanc velouté, Stéphane Lafleur réinvente l’été en mode rêve éveillé et vaporeux avec cette poésie singulière, intelligente et pleine de charme, qu’il parvient à tirer de ces malaises que nous avons tous, naturellement, à être ensemble.

Un été pour s’échapper : Vacances romaines, de William Wyler (1953)

Elle est princesse, mais les règles protocolaires l’étouffent. Profitant d’un voyage officiel à Rome, elle s’échappe et fait l’école buissonnière au bras d’un homme qu’elle ne sait pas être journaliste.

En 1953, William Wyler a le flair de confier le rôle de cette princesse rebelle, à la fois farouche et timide, à la délicieuse et toute jeune Audrey Hepburn (c’est son premier grand rôle hollywoodien) et de la placer face à Gregory Peck, d’un charisme et d’une élégance parfaits. Mais surtout, il fait de Rome, ville sublime et propice à la flânerie, l’écrin de cette escapade aussi joyeuse que touchante.

Un été pour frissonner : L’inconnu du lac, d’Alain Guiraudie (2013)

Nous sommes près d’un lac. Là, sur la plage et dans les buissons, les hommes se draguent. Même, et surtout parfois, au mépris de tous les dangers. C’est ce que va expérimenter Franck (Pierre Deladonchamps) en tombant amoureux de Michel (Christophe Paou).

Interdit aux moins de 16 ans, le polar estival et érotique, jouissant de superbes lumières naturelles et signé Alain Guiraudie, a certes de quoi faire frissonner. Il est aussi, voire avant tout, un hymne à la vie, au désir et à l’amour, bifurquant sans complexe sur les chemins du thriller fantastique, du conte de fées revisité façon politico-subversive tout en mariant à merveille la tragédie la plus noire et la légèreté la plus belle.

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