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Une maîtrise pour former des « superinfirmières » en santé mentale à l'UQAR

Une infirmière praticienne spécialisée prend des notes.
L'infirmière praticienne spécialisée peut accomplir certaines tâches auparavant réservées aux médecins. Photo: iStock
Radio-Canada

L'Université du Québec à Rimouski (UQAR) offrira dès l'automne un programme de maîtrise pour former des infirmières praticiennes spécialisées, surnommées superinfirmières, en santé mentale.

Ce programme sera offert aux campus de Rimouski et de Lévis. Ses diplômés seront en mesure d'évaluer des troubles mentaux et de suivre des patients aux prises avec des problèmes de santé mentale, comme la dépression et des troubles de l'humeur ou de la personnalité.

L'UQAR devient la seule université à offrir ce programme dans les régions de Chaudière-Appalaches, de la Capitale-Nationale et du Bas-Saint-Laurent.

En entrevue à l'émission Le Monde aujourd'hui, la directrice des programmes de cycles supérieurs en Sciences infirmières de l'UQAR, Danielle Boucher, a expliqué que l'université avait décidé d'offrir la spécialisation en santé mentale parce qu'elle détenait déjà une expertise dans le domaine.

Le fait qu'on a des professeurs qui ont une expertise clinique et une expertise en recherche en santé mentale fait en sorte que ce programme, nous étions en mesure de le dispenser.

Danielle Boucher, directrice des programmes de cycles supérieurs en Sciences infirmières de l'UQAR

La première cohorte compte 11 étudiants, dont une majorité est originaire de la région de Québec et un seul provient du Bas-Saint-Laurent. Ces étudiants devraient terminer leur formation en décembre 2019.

Une partie de la formation médicale est donnée par la Faculté de médecine de l’Université Laval. Les étudiants doivent donc se rendre à Québec pour la suivre. Danielle Boucher ignore pour l’instant si cette partie du programme pourra éventuellement être donnée dans la région grâce au projet de campus décentralisé de la Faculté de médecine de Laval à Rimouski.

Des besoins à définir au Bas-Saint-Laurent

Il est encore trop tôt pour savoir combien de diplômés pourraient être embauchés par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent.

L’organisation dit être à l’étape d’évaluation des besoins et devrait savoir d'ici l'automne combien de postes d’infirmières praticiennes spécialisées en santé mentale lui seront accordés par le ministère de la Santé et des Services sociaux.

L'adjointe à la direction des soins infirmiers du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Ouellet, affirme toutefois que l'arrivée de ce programme à l'UQAR est une très bonne nouvelle.

Elle explique que le recrutement des infirmières praticiennes spécialisées au cours des dernières années était difficile parce qu’il y avait plus d’offres de postes que de diplômées.

Avec l'augmentation des cohortes qui a été annoncée dans les différentes universités, ça devrait améliorer le recrutement au cours des prochaines années.

Isabelle Ouellet, adjointe à la direction des soins infirmiers du CISSS du Bas-Saint-Laurent

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent embauche déjà 10 infirmières praticiennes spécialisées en première ligne, une autre spécialité qui n'est pas offerte à l'UQAR. Une 11e se joindra à l'équipe à l'automne et deux postes sont non pourvus.

D’après les informations d’Ariane Perron-Langlois

Bas-Saint-Laurent

Éducation