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Un isotope médical pourrait être produit à nouveau en Ontario

La centrale nucléaire de Darlington, en Ontario
La production de technétium-99 pourrait reprendre dans quelques années en Ontario, à la centrale nucléaire de Darlington. Photo: Ontario Power Generation (site web)
Radio-Canada

La centrale nucléaire de Darlington, à l'est de Toronto, pourrait avoir une nouvelle vocation dans les prochaines années : produire, en plus de l'électricité, du technétium-99, un isotope médical. À l'heure actuelle, les hôpitaux canadiens dépendent de fournisseurs étrangers.

Un texte de Philippe de Montigny

L’isotope est utilisé en imagerie médicale pour détecter des cancers et des maladies cardiovasculaires. Il est souvent injecté à un patient afin de procéder, par exemple, à des examens par gamma-caméra.

S’il obtient le feu vert d’Ottawa, le producteur public d’électricité Ontario Power Generation prévoit commencer sa production de technétium-99 d’ici 2020.

Quand les patients et leurs médecins en auront besoin pour diagnostiquer un cancer ou une maladie du coeur, ils pourront compter sur un fournisseur d’ici.

Jeff Lyash, PDG d'Ontario Power Generation
Le président-directeur général d'Ontario Power Generation devant un podium lors d'une conférence de presse.Le PDG d'Ontario Power Generation, Jeff Lyash, annonce un partenariat avec BWXT Canada pour produire du technétium-99 en Ontario. Photo : Radio-Canada / Philippe de Montigny

Des pénuries qui inquiètent le monde médical

Une pénurie mondiale de technétium-99 s’est fait sentir après la fermeture en 2016 du réacteur de Chalk River, qui avait subi une panne importante sept ans plus tôt.

Le Canada dépend en ce moment d’isotopes importés d’Europe, d’Afrique et d’Australie.

La reprise prévue de la production ontarienne mettrait fin à une décennie de pénuries et d’incertitudes qui hantent le milieu hospitalier au pays.

Il y a eu des périodes durant lesquelles la pénurie était si extrême que nous devions faire le triage de nos patients et, malheureusement, cela entraîne des retards , raconte Paul Cornacchione, directeur de l’imagerie médicale au Réseau universitaire de santé (UHN) à Toronto.

La production de technétium-99 se ferait grâce à une nouvelle technologie mise au point par BWXT Canada, un processus qui minimiserait les déchets radioactifs, selon l’entreprise, puisqu’elle n’utilise pas d’uranium.

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