•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des audiences à Trois-Rivières sur de possibles briseurs de grève à l'ABI

Des manifestants discutent devant le musée Pop de Trois-Rivières.
Une cinquantaine de travailleurs en lock-out de l'ABI ont manifesté devant le musée Pop de Trois-Rivières, où le TAT a tenu des audiences. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le Tribunal administratif du travail (TAT) siègera à Trois-Rivières mercredi et jeudi pour entendre une plainte du syndicat des Métallos qui soutient que la direction de l'Aluminerie de Bécancour (ABI) a recours à des briseurs de grève.

Les audiences se déroulent dans une salle du Musée Pop, dont les activités ont été passablement perturbées, mercredi matin, par la manifestation des travailleurs en lock-out de l’ABI.

Au moins 18 témoins seront entendus par le tribunal, qui devra décider si ces travailleurs sont bel et bien des cadres ayant le droit de travailler ou s’ils ont été embauchés comme briseur de grève.

L’un des travailleurs visés par les allégations des Métallos a dû admettre devant le tribunal, mercredi, que malgré le fait qu’il avait le titre de superviseur, il n’a personne à superviser alors qu’il travaille à plein temps à l’usine depuis le début du lock-out.

Depuis le début du conflit, l'usine de Bécancour qui produit de l'aluminium est opérée en partie par un groupe de cadres.

Le syndicat estime que la direction a procédé à l'embauche de plusieurs personnes juste avant l'éclatement du conflit pour qu'ils effectuent des tâches normalement dévolues à des syndiqués.

Le Tribunal administratif du travail a déjà reconnu que la direction avait eu recours à un briseur de grève.

Avec les informations de Pierre Marceau

Mauricie et Centre du Québec

Justice et faits divers