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L'Ordre des pharmaciens veut sortir la malbouffe des pharmacies

On voit un sac de croustilles, une bouteille de boisson gazeuse et des boîtes de gâteaux vendus en pharmacie.

La malbouffe vendue en pharmacie

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Ordre des pharmaciens suggère à ses membres de retirer la malbouffe de leurs succursales afin d'offrir à la clientèle des produits plus cohérents avec la mission de promotion de la santé des pharmaciens.

Interrogé sur les ondes d’ICI RDI quant aux raisons qui ont motivé cette recommandation à ses membres, le président de l’Ordre des pharmaciens du Québec, Bertrand Bolduc, a expliqué que la vente de malbouffe dans les pharmacies n’a pas sa raison d’être dans la mesure où les pharmaciens sont voués à la promotion de la santé et des bonnes habitudes de vie.

« On le fait avec nos patients tous les jours, que ce soit pour l'hypertension ou le cholestérol, et parfois, ce que l’on offre en avant sur nos tablettes n’est pas toujours cohérent avec ça », explique Bertrand Bolduc.

Sans obliger les pharmaciens à retirer des articles de leurs tablettes, cette recommandation se veut une invitation à réfléchir sur les produits qui sont offerts à la clientèle des pharmacies, a précisé M. Bolduc.

« On ne va pas commencer à poursuivre tout le monde demain matin là-dessus. Ça n’a aucun sens. On emprunte plutôt une voie incitative », a tenu à préciser le président de l’Ordre des pharmaciens.

On pensait que c’était une excellente idée de demander aux pharmaciens de réfléchir là-dessus et de saluer ceux qui l’ont déjà fait et qui font des efforts en ce sens.

Une citation de : Bertand Bolduc, président de l’Ordre des pharmaciens du Québec
Une employée d'une pharmacie dépose des médicaments sur des tablettes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

À l'aide des résultats de l'étude, des médicaments plus efficaces seront disponibles.

Photo : Reuters / Bryan Woolston

À ceux et à celles qui redoutent des pertes de revenus pour les pharmacies si on en retire les friandises et les boissons sucrées, Bertrand Bolduc dit que celles-ci peuvent être avantageusement remplacées par des produits qui répondent mieux à la mission des pharmaciens.

« Si c’est juste une question financière, on peut vendre des produits qui sont aussi rentables, par exemple des aliments sans gluten, sans lactose, sans colorants, sans agents de conservation », explique-t-il. D’autres établissements compensent leurs pertes de revenus en proposant à leurs clients, en succursale, des services de professionnels de la santé (nutritionnistes, infirmières, etc.).

Ce n’est pas une question financière, c’est une question de cohérence, de santé publique.

Une citation de : Bertand Bolduc, président de l’Ordre des pharmaciens du Québec

En principe, l’Ordre des pharmaciens ne peut dicter aux pharmacies ce qu’elles doivent proposer sur leurs tablettes, dans la mesure où l’Ordre n’intervient que dans le domaine de la vente de médicaments.

Cela dit, considérant le rôle que jouent les pharmacies dans la promotion de la santé, l’Ordre estime qu’il est pertinent pour lui d’inciter ses membres à réfléchir sur ce problème tout en renforçant les efforts de ceux qui ont entrepris des changements dans leurs succursales.

On a vu des pharmacies commencer à faire cet exercice. On voulait saluer ces efforts-là et peut-être donner une petite poussée dans le dos des autres en leur demandant de se mettre à y réfléchir.

Une citation de : Bertrand Bolduc, président de l’Ordre des pharmaciens du Québec
Une pharmacienneAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une pharmacienne vérifie une ordonnance.

Photo : iStock

Interrogé sur le fait que l’Ordre ne s’était jamais attaqué à ce problème auparavant, Bertrand Bolduc a expliqué que cette prise de conscience est venue récemment à la suite de questions soulevées par des journalistes de Radio-Canada.

« Ça a commencé avec vos collègues de l’émission L’épicerie, qui m’ont interviewé il y a sept ou huit mois. On s’est dit : "Si ces gens-là viennent nous voir et nous demandent ce qu’on en pense, il faudrait peut-être se poser la question." C’est vrai qu’on n’avait pas abordé ce sujet-là auparavant. »

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