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Examen des infirmières : le gouvernement fait volte-face

Le politicien e entrevue, à l'extérieur, en été.

Le ministre de la Santé, Benoît Bourque, décide qu'il est temps pour lui d'agir dans le dossier de l'examen NCLEX-RN.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Benoît Bourque, veut maintenant régler le problème de l'examen NCLEX-RN, qui cause de nombreux échecs pour les étudiants francophones en sciences infirmières. Il renvoyait jusqu'à présent la balle dans le camp de l'Association des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick (AIINB).

Benoît Bourque veut créer un comité de travail pour régler ce problème, a-t-il expliqué dans une entrevue accordée à Radio-Canada mardi soir.

Je pense qu’il est temps d’agir de façon plus ferme et je suis prêt à jouer un rôle plus prépondérant.

Benoît Bourque, ministre de la Santé

Depuis le début de cette crise, le ministre assure que la responsabilité revient à l’AIINB. Pourtant, la Commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick a affirmé que la situation brime les droits des infirmières et infirmiers francophones et contrevient à la Loi sur les langues officielles.

Pour ce faire, il a l’intention de mettre un sur pied un comité avec des représentants des différents groupes qui ont un mot à dire dans ce dossier. L’objectif est de permettre à tous de travailler ensemble, en concertation pour trouver une solution.

Il a également mentionné la possibilité de nommer un médiateur pour permettre une meilleure communication entre les parties.

Une chute importante du taux de réussite

Depuis 2015, l’AIINB impose un test américain à l’ensemble des finissants en sciences infirmières, qu’ils soient anglophones ou francophones.

Les francophones seraient toutefois désavantagés par cet examen. Il serait mal traduit de l’anglais et presque tous les documents de préparation à l’examen ne sont disponibles qu’en anglais.

Résultat : il y a eu une chute considérable du taux de finissants qui réussissent l’examen. Alors que 91 % des étudiants francophones le passaient avec succès en 2014, ce taux est tombé à 32 % en 2015.

Un tableau montrant les taux de réussite à chaque année depuis 2010.

En 2017, seulement 40% des personnes inscrites à l'examen en français l'ont réussi.

Photo : Radio-Canada / Kristel Mallet

En mai, la SANB et la FÉÉCUM ont déposé un avis de poursuite concernant l'examen d'accès à la profession des infirmiers et infirmières au Nouveau-Brunswick.

Avec les informations de Michel Corriveau.

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale