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Les décès par surdose d'opioïdes ont augmenté de 40 % en Atlantique en 2017

Comprimés d'oxycodone.

Près de 4000 personnes sont mortes d'une surdose d'opioïdes au Canada en 2017.

Photo : Associated Press / Patrick Sison

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le nombre de décès accidentels apparemment liés à la consommation d'opioïdes a augmenté de 40 % dans les provinces de l'Atlantique au cours de l'année 2017.

Cette augmentation est égale à la moyenne nationale, selon les chiffres dévoilés mardi par l’Agence nationale de santé publique du Canada.

Augmentation des décès par surdose d'opioïdes en Atlantique

Dans les quatre provinces de l’Atlantique, 118 personnes sont mortes d’une surdose d’opioïdes en 2017, comparativement à 80 en 2016.

En Nouvelle-Écosse, les décès accidentels liés aux opioïdes ont augmenté de près de 50 % en une année. On en comptait 59 en 2017, comparativement à 40 l’année précédente. Au Nouveau-Brunswick, le nombre de décès est passé de 26 en 2016 à 33 en 2017.

À Terre-Neuve-et-Labrador, les décès ont presque doublé, passant de 13 à 23 en une année. Seule l’Île-du-Prince-Édouard comptait moins de victimes : trois en 2017, contre cinq l’année précédente.

Les victimes sont majoritairement des hommes : c’est la réalité dans 70 % des cas recensés à Terre-Neuve-et-Labrador, 68 % des cas en Nouvelle-Écosse et 61 % des cas au Nouveau-Brunswick.

Peu de groupes d'âge sont épargnés par la crise des opioïdes

Les individus dans la cinquantaine sont les plus durement touchés en Nouvelle-Écosse, où 29 % des personnes décédées de surdose avaient entre 50 et 59 ans. Les individus dans la trentaine représentaient 27 % des décès, ceux dans la quarantaine 22 %, et ceux dans la vingtaine 10 %.

Au Nouveau-Brunswick, on déplorait la même proportion (21 %) de décès parmi les personnes dans la vingtaine, la trentaine et la cinquantaine. Près d'un mort par surdose sur 10 a entre 60 et 69 ans et 6 % des décès surviennent chez les personnes de 70 ans et plus.

Le fentanyl responsable de davantage de morts par surdose au Canada

Le fentanyl a été lié à un décès par surdose sur quatre au Nouveau-Brunswick en 2017, et à un décès sur dix en Nouvelle-Écosse, ce qui est dans les deux cas moins élevé que la moyenne canadienne.

Un monticule de comprimés portant d'un côté une inscription CDN et de l'autre, le nombre 80. Ils sont déposés sur une table, près du sac de plastique qui les contenait.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des comprimés de fentanyl.

Photo : La Presse canadienne / HO

Dans l’ensemble du pays, ce sont 72 % des décès par surdose qui sont attribués au fentanyl ou à ses analogues en 2017. C’est une augmentation marquée comparée à 2016, où ils étaient responsables de 50 % des décès. On remarque qu’une poignée de provinces font augmenter la moyenne nationale, le fentanyl étant responsable de 84 % des morts par surdose en Colombie-Britannique, 79 % de celles survenues en Alberta, et 68 % de celles en Ontario.

Une moyenne de 13 interventions par mois au Nouveau-Brunswick

En 2017 au Nouveau-Brunswick, les services médicaux d’urgence ont administré avec succès de la naloxone au cours de 152 interventions auprès de cas de surdoses suspectées d’être liées aux opioïdes.

Une injection de naloxone peut inverser les effets d'une surdose d'opioïdes et d’opiacés. Des trousses de cet antidote peuvent être obtenues gratuitement dans les pharmacies au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse (Nouvelle fenêtre).

Trousse de naloxoneAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des trousses de naloxone, un antidote qui peut inverser les effets d'une surdose d'opioïdes, sont distribuées gratuitement dans des pharmacies du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC

Selon les données des services d’urgence provinciaux, les surdoses ont été plus fréquentes au Nouveau-Brunswick chez les hommes (55 %) et chez les individus âgés de 30 à 39 ans.

Les opioïdes ont fait près de 4000 morts au Canada

L’Agence de santé publique du Canada a dénombré 3987 décès apparemment liés à la consommation d'opioïdes en 2017, une augmentation de 34 % en un an. Les morts accidentelles, par contre, sont en hausse de 40 % et atteignent 3671 dans la dernière année.

Message d'intérêt public sur le fentanyl affiché sur un abribus.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un message d'intérêt public au sujet du fentanyl à Vancouver en avril 2017.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Le gouvernement fait une distinction entre les morts accidentelles et les suicides dans lesquels les opioïdes sont un facteur, afin de mieux informer les protocoles d’intervention publique. L’une des raisons est que le pourcentage élevé de décès non intentionnels causés par les opioïdes laisse penser que plusieurs drogues sont contaminées par des substances toxiques, comme le fentanyl, à l'insu des personnes qui les consomment.

En 2017, environ 92 % des décès liés aux opioïdes étaient accidentels, 4 % étaient des suicides, et le reste était indéterminé. La proportion de suicide a diminué de 5 % en un an.

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