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Gratuité scolaire graduelle : « quelques dizaines de millions », selon Jean-François Lisée

Jean-François Lisée regarde la caméra.
Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée Photo: Radio-Canada / Sébastien Vachon
Radio-Canada

Depuis quelques semaines, le chef du Parti québécois répète, tel un mantra, qu'il entend dire la vérité aux Québécois, être « sincère et crédible ». L'un des premiers tests qui s'imposera en campagne électorale est l'engagement de mettre graduellement en place la gratuité scolaire au cégep et à l'université. Elle n'impliquerait pas une « énorme somme » en premier lieu, s'est avancé Jean-François Lisée en entrevue avec Patrice Roy.

Un texte de Mathieu Dion, correspondant parlementaire à Québec

Au dévoilement de sa plateforme électorale en mai, la formation péquiste avait chiffré la mesure à 400 millions de dollars annuellement pour les étudiants issus de milieux moins nantis.

M. Lisée établit maintenant un nouveau revenu familial maximal de 75 000 $ pour avoir droit à la gratuité et évoque finalement un coût de « quelques dizaines de millions tout au plus ». « On est en train de le calculer », précise-t-il.

Ce n’est pas de vos milieux [modestes] que viennent le plus grand nombre d’universitaires, mais sachez qu’on donne le signal qu’il n’y aura pas de frais de scolarité pour vous.

Jean-François Lisée, chef du Parti québécois

Sur la ligne de départ

À une centaine de jours du scrutin, prévu pour le 1er octobre 2018, Patrice Roy s'entretient avec les chefs des quatre principaux partis politiques au Québec.

Ni hausse ni baisse d'impôt

Pour financer ses promesses, le chef péquiste promet de ne pas hausser le fardeau fiscal des Québécois ni de plonger l’État dans un déficit. Il prévoit récupérer les sommes manquantes en déchirant l’entente salariale des médecins spécialistes. « Si les libéraux sont élus, affirme-t-il, il va y avoir 7 milliards de dollars qui vont être donnés à 22 000 personnes : les médecins. Moi, je dis : c’est zéro. »

Et pas de baisse d’impôt non plus.

On aimerait ça, abolir vos taxes, mais on a besoin de chaque dollar, parce qu’on ne veut plus de compressions libérales ou caquistes pour nos enfants, nos étudiants.

Jean-François Lisée, chef du Parti québécois
Entrevue avec Jean-François Lisée

« L’échec assuré » d’une question référendaire

Quoi qu’en disent les indépendantistes les plus las d’attendre, le report d’un référendum au deuxième mandat d’un gouvernement péquiste était nécessaire, au dire de Jean-François Lisée. Autrement, « ce serait l’échec assuré ».

Essayer de bousculer les Québécois sur une question référendaire en octobre prochain, cela aurait échoué. Nous, on le savait. Tout le monde le savait.

Jean-François Lisée, chef du Parti québécois

Le leader souverainiste insiste ainsi sur « l’authenticité » de sa formation politique, qui « veut réussir » avant tout. « La raison pour laquelle on va gagner, clame-t-il, c’est qu’on est sincères dans notre volonté de faire l’indépendance de façon méthodique. »

Il rejette d’emblée toute analyse selon laquelle sa stratégie donnerait un laissez-passer au vote nationaliste vers la Coalition avenir Québec.

M. Lisée se dit d’ailleurs « serein » à l’approche d’une élection dont les pronostics lui prédisent la plus faible députation de l’histoire. Il s’accroche à la « dynamique » de la campagne électorale, période pendant laquelle la population « ouvre les oreilles ». Cet ancien stratège, aussi reconnu pour ses déclarations-chocs en matière d’identité, compte bien se faire entendre.

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