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Maladie de Lyme : davantage de centres offriront le traitement préventif

Le reportage d'Anne-Louise Despatie.
Radio-Canada

Québec étend la couverture de disponibilité du traitement permettant de prévenir la maladie de Lyme transmise par la morsure d'une tique. Si elle n'est pas traitée, cette maladie peut entraîner des problèmes cardiaques et neurologiques.

Cette décision fait suite à une mise à jour des données de surveillance de la progression de la maladie.

Le nombre de cas rapportés de la maladie de Lyme ne cesse d'augmenter au Québec. En 2017, il a presque doublé au Québec par rapport à l'année précédente, pour s'établir à 329 cas. C'est en Montérégie et en Estrie que le risque de contracter cette maladie par la morsure d'une tique était le plus important, l'an dernier, indique l’Institut national de santé publique (INSQ).

« Il y a une surveillance des tiques qui se fait dans plusieurs régions du Québec, précise le Dr Yves Jalbert, directeur de la Protection de la santé publique. Avec ça, combiné à notre surveillance des cas humains et en appliquant certains critères qui sont très complexes, on détermine des régions où on se dit il vaut la peine d'offrir un traitement prophylactique [préventif]. »

Les CLSC des Maskoutains et Châteauguay-Mercier, en Montérégie, ainsi que Pontiac, en Outaouais, qui desservent une quarantaine de municipalités, s'ajoutent aux établissements qui pouvaient déjà offrir le traitement préventif.

CLSC offrant le traitement prophylactique sur leur territoire

Montérégie
- Acton
- Châteauguay–Mercier (ajout)
- Haut-Saint-Laurent
- Lajemmerais
- Les Jardins-de-Napierville
- Les Maskoutains (ajout)
- Saint-Bruno–Beloeil–Saint-Hilaire
- Saint-Jean-sur-Richelieu–Saint-Luc

Estrie
- Cowansville–Farnham–Bedford
- Granby–Shefford–Bromont

Outaouais
- Pontiac (ajout)

La carte montre que la Montérégie et l'Estrie sont les régions les plus touchées.Carte des secteurs les plus à risque, selon des données de juillet 2017. Photo : Institut national de santé publique

Le traitement préventif est offert à certaines conditions, dit le Dr Jalbert : « Il faut avoir été mordu par une tique pendant plus de 24 heures. Il faut se présenter moins de 72 heures après cette morsure. Et donc, dans ces conditions, quand on a été exposé dans une des régions visées, on peut recevoir la prophylaxie. »

Le risque de contracter la maladie de Lyme est toutefois faible si la tique est restée accrochée moins de 24 heures.

Une maladie difficile à combattre

La maladie de Lyme est causée par la bactérie Borrelia burgdorferi, qui peut être transmise par la piqûre d’une tique Ixodes scapularis infectée.

Au printemps, la Commission parlementaire de la Santé et des Services sociaux en était venue à la conclusion que Québec devait faire plus pour prévenir et mieux traiter la maladie de Lyme.

La commission avait souligné « la méconnaissance et la complexité de la maladie, qui rendent son diagnostic et son traitement difficiles », notamment parce que ses premiers symptômes – une rougeur à l’endroit de la morsure, de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et de la fatigue – peuvent facilement être confondus avec les signes d'autres problèmes de santé, mais aussi parce que les tests de dépistage en laboratoire qui existent présentement sont peu efficaces. Ces tests ne dépisteraient qu'un tiers des cas réels.

Le rapport s’inquiétait également des difficultés à traiter la maladie. L’infection se résorbe grâce à des antibiotiques, mais lorsque la maladie est détectée trop tardivement, le traitement se révèle souvent inefficace.

Avec des informations d'Éric Plouffe

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