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Des souvenirs de 1948 mis au jour à Shippagan

La capsule temporelle découverte près du campus de l'Université de Moncton à Shippagan révèle des éléments d'une autre époque.

La capsule temporelle découverte près du campus de l'Université de Moncton à Shippagan révèle des éléments d'une autre époque.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le campus de Shippagan de l'Université de Moncton présente le contenu d'une capsule temporelle âgée de 70 ans.

La capsule a été retrouvée par hasard, à l’occasion de travaux, dans une brique de mortier sur laquelle reposait la plaque commémorative de la construction du pavillon Irène-Léger, en 1948.

Elle renferme un exemplaire du journal L’Évangéline d’octobre 1948, une pièce de monnaie de l’époque et deux documents sur la création du couvent Jésus Marie.

Une trace laissée par des religieuses

Ce sont d'ailleurs des membres du couvent qui ont créé cette capsule, question de laisser des traces de l'histoire des religieuses dans la Péninsule acadienne.

« Des fois, ce n'est pas l'information qu'on découvre qui est importante, c'est plutôt ce que l'on découvre des moeurs et des valeurs », explique Nicolas Landry, professeur d'histoire à l'Université de Moncton.

Nicolas Landry sur une scène lit un document ancienAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le professeur Nicolas Landry a présenté les objets extraits de la capsule temporelle.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Les documents découverts témoignent surtout du lien entre la région et l'éducation, estime le professeur : « Ça permet de fouetter notre fierté et notre orgueil un peu. Ça nous donne une chance de présenter aux plus jeunes le parcours et le courage que ç'a pris pour amener ces institutions-là ici ».

Les jeunes présents au dévoilement étaient du même avis. Cette boîte à remonter dans le temps leur permet de vivre une page souvent oubliée de l'histoire.

« On sait qu'autrefois c'était un couvent, car il y a la croix sur le bâtiment, mais c'est intéressant de voir comment ça s'est bâti », fait valoir Camille Morin-Savoie, une étudiante.

Ils avouent toutefois qu'ils auraient aimé avoir des détails plus croustillants.

Samuel Haché et Camille Morin-Savoie, deux étudiants de l'Université de Moncton au campus de Shippagan.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Samuel Haché et Camille Morin-Savoie, deux étudiants de l'Université de Moncton au campus de Shippagan.

Photo : Radio-Canada

« Je pensais qu'il y aurait peut-être certaines prévisions ou certains buts espérés qui ne s'étaient pas réalisés ou quelque chose du genre », renchérit Camille Morin-Savoie.

Samuel Haché, un autre étudiant, se demandait pour sa part s'il « n'y allait pas avoir des choses plus personnelles, comme quelqu'un qui aurait signé une lettre ».

Pour ceux qui ont grandi à l'époque du couvent, cette trouvaille est impressionnante : « Ç'a été la surprise pour tout le monde, parce que personne ne savait ce qu'il y avait là-dedans et en plus personne n'était là il y a 70 ans », s'exclame Raymond Chiasson, un résident de Shippagan.

Les documents et les pièces dévoilés seront exposés au campus.

Avec les renseignements de Wildinette Paul

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