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Un quart des aliments d'origine marine sont mal étiquetés dans le Grand Vancouver

Un vivaneau dans la glace

Facile à apprêter, le filet de poisson est la forme la plus vendue dans les épiceries et les poissonneries.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) ont testé 281 échantillons provenant de restaurants et d'épiceries pour vérifier l'ADN des poissons afin de déterminer la véritable espèce qui est vendue.

Certains poissons, vendus comme du vivaneau, sont en fait des tilapias, selon les chercheurs. Quant au poisson-chat, il est souvent étiqueté comme de la morue.

Leur étude, publiée dans la revue Food Control lundi, a révélé qu'un quart des échantillons avaient été mal étiquetés, accidentellement ou intentionnellement.

Une attaque au portefeuille et à la santé

La chaîne d’approvisionnement mondiale est complexe et un poisson peut traverser de nombreux pays avant d'être vendu dans un supermarché. Il est donc difficile de savoir quand ou pourquoi un échantillon a été mal étiqueté, explique Yaxi Hu, candidate au doctorat à l’Université de la Colombie-Britannique. Pour plusieurs pays, le nom de certaines espèces marines diffère. Il est donc possible que les produits soient mal étiquetés involontairement, pendant l’expédition, explique la chercheuse.

Mais il est aussi possible que le mauvais étiquetage soit intentionnel, pour que le produit soit vendu plus cher que sa valeur réelle. Julia Levin, membre d’Oceana Canada, qui a participé à la recherche pour l’étude, explique que ces pratiques nuisent à notre portefeuille, mais aussi à notre santé. Les consommateurs peuvent ainsi être exposés à des allergènes et à des matières contaminées s’ils mangent un poisson qui est mal étiqueté, explique Julia Levin.

Yaxi Hu et Julia Levin souhaitent que les consommateurs aient plus d’information sur ce qu’ils mangent. Elles veulent que les aliments d’origine marine soient désignés par les noms scientifiques des poissons et que leur provenance soit indiquée. Selon Julia Levin, il est important que le gouvernement fédéral demande à l’industrie plus de traçabilité.

Colombie-Britannique et Yukon

Consommation