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Les tarifs automobiles pourraient réduire la croissance du Canada, prévient la Banque TD

Un homme et une femme travaillent dans une usine d'assemblage du groupe Fiat Chrysler Automobiles à Windsor, en Ontario.
L’industrie automobile, le premier secteur d’exportation au Canada, génère quelque 80 milliards de dollars annuellement en activité économique. Photo: Associated Press / Jerry S. Mendoza
La Presse canadienne

L'imposition de tarifs américains sur les importations d'automobiles pourrait réduire la croissance économique canadienne d'un demi-point de pourcentage et menacer jusqu'à un emploi manufacturier sur cinq en Ontario, calcule le service d'études économiques de la Banque TD dans une nouvelle analyse.

Ces éventuels tarifs, s'ils étaient d'une ampleur similaire à ceux imposés sur les importations d'acier et d'aluminium, feraient stagner l'économie, en plus d'effrayer d'éventuels investisseurs, indique le rapport de l'économiste principal Brian DePratto, dévoilé lundi.

Selon lui, cette décision, qui toucherait environ 74 milliards de dollars d'exportations, pourrait créer une « cicatrisation » permanente du climat d'investissement qui réduit la capacité économique à long terme du Canada.

Il calcule que l'impact tarifaire immédiat se traduirait par une réduction de 0,4 % de la production économique, mais que l'impact à long terme serait de 1,2 %, soit environ 25 milliards de dollars en termes réels.

En outre, la production serait réduite de façon permanente d'environ 0,2 % par rapport à son niveau habituel.

M. DePratto dit qu'il s'attend toujours à ce que les différends entourant l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) soient éventuellement réglés, tout en observant que l'effet possible des tarifs souligne l'importance des négociations en cours.

Dans un rapport publié ce week-end, la Banque Scotia a estimé que le différend tarifaire, s'il devait se transformer en une guerre commerciale mondiale, pourrait faire basculer les économies nord-américaines en récession dès 2020.

Ses projections hypothétiques incluaient une baisse de 1,8 % du produit intérieur brut canadien (PIB).

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