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Un nombre record de personnes ont fui les conflits en 2017

Des familles de rohingyas transportent leurs biens et leurs enfants. Elles marchent en file, en longeant un cours d'eau.

Victimes de persécution et de violence, des centaines de milliers de Rohingyas ont fui le Myanmar pour trouver refuge au Bangladesh.

Photo : AFP/Getty Images / DIBYANGSHU SARKAR

Agence France-Presse

Le nombre de réfugiés et de déplacés internes en raison de la guerre ou de la persécution dans le monde a atteint en 2017 un nouveau record à 68,5 millions, a indiqué mardi l'ONU. Et la moitié était des enfants.

La crise en République démocratique du Congo, la guerre au Soudan du Sud et la fuite de centaines de milliers de réfugiés rohingyas vers le Bangladesh depuis le Myanmar ont propulsé les déplacements forcés à des niveaux records en 2017, pour la cinquième année de suite, selon le rapport annuel du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

D'après les statistiques, le bond enregistré en 2017 (+3,1 millions de personnes) dépasse largement la progression de 2016 (+300 000) et s'explique par le fort accroissement du nombre de réfugiés, tandis que le nombre de déplacés internes a très légèrement diminué.

Une personne sur 110 est déplacée dans le monde.

« Nous nous trouvons à un moment décisif où la réponse appropriée aux déplacements forcés à travers le monde exige une approche nouvelle et plus globale afin que les pays et les communautés ne soient plus laissés seuls face à ces situations », a déclaré le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi.

Selon le HCR, « les réfugiés qui ont fui leurs pays pour échapper aux conflits et à la persécution représentent 25,4 millions sur les 68,5 millions de personnes déracinées, soit un accroissement de 2,9 millions par rapport à 2016 et aussi la plus forte augmentation jamais enregistrée par le HCR pour une seule année ».

L'un des enfants est dans les bras de la femme, au centre de la photo.

Une femme et trois enfants à l'extérieur d'une tente d'un camp de réfugiés à Ain Issa, en Syrie.

Photo : Reuters / Erik de Castro

Parallèlement, le nombre de demandeurs d'asile qui étaient toujours en attente de l'obtention du statut de réfugié fin 2017 a augmenté d'environ 300 000 pour atteindre 3,1 millions. Les personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays sont au nombre de 40 millions, un chiffre en très légère baisse.

La Syrie est le deuxième pays avec le plus grand nombre de déplacés internes. Il est précédé de la Colombie, et suivi de la République démocratique du Congo, de l'Irak et de la Somalie.



En ce qui concerne les réfugiés, un peu plus d'un cinquième sont des Palestiniens, qui relèvent de la compétence de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient.

La grande majorité des réfugiés, soit 68 %, proviennent de cinq pays : Syrie, Afghanistan, Soudan du Sud, Birmanie et Somalie.

Le nombre de pays qui accueillent de vastes populations réfugiées est également faible. La Turquie demeure le premier pays d'accueil de réfugiés en valeur absolue, avec une population de 3,5 millions de réfugiés, principalement des Syriens, tandis que le Liban accueille le plus grand nombre de réfugiés au regard de sa population nationale.



Le rapport montre aussi que la perception des déplacements forcés est « en contradiction flagrante avec la réalité ». Il dénonce ainsi « l'idée reçue selon laquelle les personnes déracinées dans le monde se trouveraient principalement dans des pays de l'hémisphère Nord », alors que les statistiques montrent que 85 % des réfugiés vivent dans des pays en développement.

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