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Une nouvelle association algérienne voit le jour en Ontario

six personnes posent pour la photos
Les membres du conseil d'administration de l'AAGT : Sofian Fernandes, Lila Ourari, Housseyn Belaiouer, Souhila Benabadji, Hocine Boudhar, Fayza Abdallaoui et Ahmed Hadji (ce dernier n'est pas sur la photo) Photo: Radio-Canada / Eve Caron
Radio-Canada

En arrivant à Toronto en juillet 2017, Housseyn Belaiouer s'est senti un peu perdu : « Ça a été difficile pour moi de repérer la communauté algérienne, contrairement à Montréal ». Depuis, il a passé une bonne partie de ses samedis matin avec six autres expatriés dans le but de fonder la nouvelle Association algérienne du Grand Toronto (AAGT).

Un texte d’Eve Caron

C’est ainsi que lundi soir, devant une cinquantaine de personnes rassemblées au Collège Boréal, à Toronto, l’Association algérienne du Grand Toronto a vu le jour.

Le groupe se donne comme mission d'accueillir les nouveaux arrivants dans la région torontoise et d'aider la communauté à s'épanouir, tant d'un point de vue économique que culturel, et ce, grâce à différentes activités.

On veut adapter davantage les services qui existent aux besoins de la communauté algérienne.

Housseyn Belaiouer, membre fondateur du conseil d'administration de l'Association algérienne du Grand Toronto

Par exemple, Housseyn Belaiouer souligne que bien que la plupart des Algériens parlent anglais et français, certains ne s’expriment que dans l'une des deux langues officielles de leur pays, soit l’arabe ou le tamazight.

Le conseil d’administration de l'AAGT a été formé lors de la première assemblée de l’organisation lundi. Ses règlements ont aussi été adoptés.

La question de la langue a causé un débat. Au moins deux intervenants voulaient voir plus de communications en anglais pour refléter la langue prédominante en Ontario. Toutefois, d’autres participants ont souligné que le français était plus couramment parlé dans la communauté.

M. Belaiouer promet de communiquer avec les membres en anglais et en français.

Un besoin criant à Toronto

Né en Algérie, M. Belaiouer est arrivé à Montréal en 2009, où il a été accueilli par la « grande » communauté algérienne : « « Il y a beaucoup d’associations, il y a beaucoup de réseautage [...], de gens qui organisent des activités. »

En arrivant à Toronto il y a 11 mois, il a constaté que la réalité n’était pas la même.

[À Toronto,] il n'y a pas d'association, il n'y a pas un groupe d'Algériens sur place qui propose des activités à l'année, qui a un programme. Donc je me suis perdu un peu.

Housseyn Belaioue, membre fondateur du Conseil d'administration de l'Association algérienne du Grand Toronto
deux femmes Belynda Rekkas et Karima Benouarets parlent d'un « événement important » pour la communauté algérienne du Grand Toronto Photo : Radio-Canada / Eve Caron

Belynda Rekkas, qui était présente lundi, a fait le même constat en arrivant à Toronto d’Algérie, il y a 25 ans.

Un événement comme ça, c’est énorme pour nous; c’est très, très, très important.

Belynda Rekkas, torontoise d'origine algérienne

Pour le moment, l’AAGT ne reçoit pas de subvention gouvernementale, mais bénéficie des dons de cinq commanditaires, dont le Collège Boréal, qui lui a offert ses locaux pour l’assemblée de lundi soir.

La première activité prévue par l’AAGT : la projection du film Né quelque part, qui raconte l’histoire d’un jeune Franco-Algérien rentrant dans son pays d’origine, où il cherche à s’intégrer dans une société qui ne lui est plus familière. Selon M. Belaiouer, le choix du film n’est pas anodin : « Nous, on a reflété le vécu de ce jeune homme-là. On veut le répliquer ici. »

La projection doit avoir lieu le 23 juin prochain à 14 h, à la bibliothèque Palmerston de Toronto.

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