•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« La politique, c’est dur », reconnaît Philippe Couillard

Philippe Couillard.
Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard Photo: Radio-Canada / Sébastien Vachon
Radio-Canada

Pour gouverner, Philippe Couillard tâche de ne pas se « laisser contaminer » par les commentaires sur les réseaux sociaux et les opinions « extrêmes ». Il s'agit d'une « perte de temps et d'énergie » qui « rend de mauvaise humeur », a soutenu le premier ministre en entrevue avec Patrice Roy.

Un texte de Mathieu Dion, correspondant parlementaire à Québec

M. Couillard a voulu se montrer indifférent au ton souvent négatif de la joute politique, qui a particulièrement atteint la marque libérale dans les dernières années. Il demeure néanmoins difficile, voire impossible, d’y échapper. « La politique, a-t-il reconnu, c’est dur. »

Malgré tout, le chef libéral se dit motivé par un « discours positif pour le Québec » et un désir de continuer à « changer le Québec ».

Le message passe que les choses vont mieux au Québec, qu’on a transformé le Québec pour le mieux.

Philippe Couillard, premier ministre du Québec

Sur la ligne de départ

À une centaine de jours du scrutin, prévu pour le 1er octobre 2018, Patrice Roy s'entretient avec les chefs des quatre principaux partis politiques du Québec.

Insensibilité par rapport aux sondages

Le premier ministre affirme n’avoir jamais « [modulé ses] politiques selon les sondages, jamais ». Ses attaques demeurent tout de même entièrement dirigées vers la Coalition avenir Québec (CAQ), qui a damé le pion aux libéraux dans les enquêtes d’opinion au cours de la dernière année.

En ce qui concerne la promesse de la CAQ d’offrir la maternelle 4 ans à tous, Philippe Couillard estime que la mesure serait « impossible à réaliser en deux ou trois ans », puisqu’elle nécessiterait l’ajout de 2600 classes et un investissement de plus de 2,6 milliards de dollars.

Tout en prônant une intervention précoce chez les enfants, il préfère miser sur les services de garde éducatifs. Il s’est engagé tout récemment à rendre ces services gratuits à tous les enfants de 4 ans.

Aucun regret

Philippe Couillard n’exprime par ailleurs aucun regret en ce qui a trait aux compressions en éducation en début de mandat, qui libéreraient aujourd’hui des « marges de manoeuvre »; aucun remord non plus quant à l’entente salariale avec les médecins spécialistes, qui représenterait 1 milliard de dollars de plus chaque année par rapport à leurs homologues ontariens.

Même si tous les partis d’opposition déchiraient cette entente s'ils étaient portés au pouvoir, M. Couillard s’en est seulement pris au chef caquiste à ce sujet : « Ce que j’ai dit, particulièrement à mon collègue François Legault, c’est qu’à partir du moment où vous dites cela, vous mettez 3 milliards de fonds publics à risque [économies réalisées grâce à la nouvelle entente] ».

Le premier ministre s’est aussi dit inquiet de l’engagement de la CAQ de réduire de 50 000 à 40 000 le seuil d’immigration, thème qui pourrait prendre une place importante en campagne électorale.

En période de pénurie de main-d’oeuvre, ça n’a pas de sens de vouloir réduire l’immigration au Québec. […] C’est de prendre un grand risque avec l’économie du Québec.

Philippe Couillard, premier ministre du Québec

M. Couillard dit ne pas avoir l’intention de personnaliser le débat politique pendant les élections. N’empêche, il saisit chaque occasion pour susciter les craintes d’un éventuel gouvernement sous François Legault.

Politique provinciale

Politique