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Ottawa donne 50 000 $ pour répondre à la détresse mentale des agriculteurs

Un champ de blé prêt à être récolté, sous un soleil éclatant, avec une maison de ferme en arrière-plan.
Les producteurs de blé canadien souffrent actuellement de la crise mondiale des exportations en raison de la présence d'organismes génétiquement modifiés. Photo: Radio-Canada / Tyler Koschik
Radio-Canada

La fondation Do More Agriculture vient de recevoir 50 000 $ d'Ottawa pour former à travers tout le pays des intervenants en santé mentale spécialisés dans les problématiques qui touchent les fermiers canadiens.

Les aléas climatiques ou sanitaires, les fluctuations des marchés et les crises géopolitiques imprévisibles, comme celle entourant les exportations de blé canadien ces derniers jours, affectent durement la santé mentale des agriculteurs du Canada.

C’est ce qu'a notamment révélé un sondage publié en début d'années par l’Université de Guelph, en Ontario, montrant que 58 % des agriculteurs répondants disaient souffrir d’anxiété, et 35 % de dépression.

Ce constat et leurs expériences personnelles ont conduit deux agricultrices de la Saskatchewan à lancer la fondation Do More Ag en janvier dernier afin de briser le silence entourant les problèmes de santé mentale dont souffrent les fermiers canadiens.

Le fonds annoncé par Financement agricole Canada doit permettre à la fondation de constituer un réseau de soutien sur lequel les agriculteurs pourront compter en cas d’urgence, détaille Susan Cameron, conseillère en investissement communautaire au sein de l’agence fédérale.

« L’objectif de ce projet pilote est d’entrer en contact avec les organismes locaux pour offrir au moins cinq formations dans les régions rurales du Canada qui permettront aux agriculteurs, qui comptent parmi les plus vulnérables aux problèmes de santé mentale, de recevoir l’aide dont ils ont besoin », dit-elle.

Les formations, ouvertes au public, seront données en français et en anglais, précise encore Mme Cameron. « Nous aimerions que la demande [d’accueillir ces formations] vienne des villes elles-mêmes, quand elles auront identifié les besoins au sein de leurs communautés », dit-elle encore.

Financement agricole Canada espère que les séances de formation pourront se dérouler rapidement, une fois les besoins identifiés dans les régions rurales du Canada.

Avec des informations de Christian Riou

Manitoba

Politique fédérale