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Trop chère, Vancouver perd ses enseignants

Un groupe de citoyens appelle à la mobilisation pour défendre l'éducation.

Une jeune enseignante écrit au tableau

Photo : iStock / AndreaObzerova

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les enseignants de Vancouver se plaignent de loyers exorbitants et de salaires trop peu élevés qui les obligent parfois à enseigner dans une autre ville.

Depuis 2015, 494 professeurs ont ainsi quitté la Commission scolaire de Vancouver.

À titre d'exemple, Rick Appel a tranché : cette ville n’est plus pour lui. Après avoir enseigné pendant 17 ans, il a décidé de déménager avec sa famille à Comox, et participe à l’exode qui touche les professeurs de la région.

Pour expliquer son départ, Rick Appel dénonce des prix de l’immobilier « impossibles » et le fait que les professeurs de Vancouver soient les moins payés du pays, en dehors du Québec.

Au début du mois, le syndicat des enseignants de la Colombie-Britannique (BCTF) a déposé des griefs à la province en raison du manque d’enseignants. En 2016, une décision de la Cour suprême du Canada avait permis aux enseignants de la province d’avoir des classes avec des effectifs moindres, ce qui avait accru la demande de nouveaux locaux et le recrutement d'enseignants.

« Les gens viennent, mais ne restent pas »

« On a de moins en moins d’enseignants qui restent plus de cinq à sept années », explique Linda Thériault, présidente du Syndicat des enseignantes et enseignants du programme francophone de la Colombie-Britannique. « C’est toujours le choc des enseignants qui arrivent. Il y a l’attrait de la province [...] ils s’aperçoivent que ce n’est pas viable pour eux. » Dans le système francophone, il manque 90 à 100 professeurs en Colombie-Britannique.

Linda Thériault, présidente du Syndicat des enseignants du programme francophone de la Colombie-BritanniqueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Linda Thériault dit que la situation du manque d'enseignants est à un niveau « critique ».

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

La situation n’est pas simple pour les professeurs titulaires. Elle est pire pour les suppléants. À temps plein, selon qu'ils soient certifiés ou non, ils gagnent entre 40 000 et 60 000 $, explique Mme Thériault. S’ils sont à temps partiel et sans certification, certains s’approchent du seuil de pauvreté.

En quête de parité

La Fédération des enseignantes et enseignants de la Colombie-Britannique (FECB) dit qu’il faut 2000 professeurs de plus dans la province. Son président, Glen Hansman, évoque un manque global de professeurs dans les écoles d’immersion en français ainsi que dans les endroits ruraux de la Colombie-Britannique.

L’Association des enseignants en secondaire de Vancouver demande à sa commission scolaire des hausses de salaire pour que les enseignants de la province rattrapent leur retard de 15 000 $ de salaire annuel par rapport à leurs collègues de l’Alberta. Linda Thériault dit espérer qu’un remboursement du prêt étudiant des enseignants qui arrivent dans la province, comme c'est le cas dans la Silicon Valley ou au Royaume-Uni, sera proposé.

Dès 2019, les négociations s’annoncent cruciales entre les enseignants et la province.

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