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Le projet d'une école privée francophone revient sur la table

Une classe de jeunes élèves.

Le débat sur les écoles privées francophones est relancé au Nouveau-Brunswick.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Est-ce que le projet d'une école privée en Atlantique est encore viable? C'est la question que se pose Kevin Mazerolle, enseignant spécialisé et propriétaire de Maz Tutorat, à Dieppe. Il a créé un sondage en ligne pour voir si l'idée pourrait intéresser certains parents de la région.

J'ai vu qu'il y avait beaucoup de besoins pour les élèves qui avaient des difficultés et même ceux qui étaient dans la moyenne. C'est certain que j'ai discuté avec des parents pour voir si c'est un projet qui était possible avec certains élèves. Avec trois-quatre parents, c'est là que l'idée a vraiment débuté, explique Kevin Mazerolle.

Malgré l'attrait d’une éventuelle école privée, l'enseignant spécialisé reste conscient de la fracture dans le système d'éducation que cela pourrait créer.

Kevin Mazerolle, enseignant spécialisé et propriétaire de Maz Tutorat, à Dieppe au Nouveau-Brunswick.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Kevin Mazerolle, enseignant spécialisé et propriétaire de Maz Tutorat, à Dieppe au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Il aimerait pouvoir apporter des solutions à ce problème : On va peut-être même vérifier pour offrir des options aux gens qui seraient intéressés par l'école privée, mais qui ne peuvent pas se le permettre.

Dix ans depuis le dernier projet

Il y a quelques années, des parents de Dieppe ont tenté de mettre sur pied une école privée francophone, l'Académie Maris Stella. Le projet est toutefois mort dans l'oeuf.

Plus de 10 ans après que ce projet ait avorté, le débat existe toujours à savoir si le bassin d'élèves et d'enseignants est suffisamment grand pour accueillir ce genre d'établissement.

Au Québec, le réseau des écoles privées est largement subventionné par le gouvernement, mais ici, ce n'est pas le cas pour la poignée d'écoles privées anglophones.

Il estime qu'il pourrait coûter entre 7000 dollars et 9000 dollars par année pour des parents qui voudraient envoyer un enfant au privé.

Le système public n'est pas inquiet

Le District scolaire francophone Sud se dit confiant que le système d'éducation public a tout ce qu'il faut pour offrir une bonne éducation à ses élèves.

Le système public est le meilleur système pour faire face au marché et au monde du travail et à la mondialisation, affirme Monique Boudreau, directrice générale du District scolaire francophone Sud.

Le District scolaire francophone Sud estime qu'il n'y a pas de places pour des écoles privées au Nouveau-Brunswick.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le District scolaire francophone Sud estime qu'il n'y a pas de places pour des écoles privées au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Du côté de l'école alternative Montessori, à Dieppe, qui offre des services privés pour la prématernelle et la maternelle, on croit que la demande existe bel et bien de la part des parents d'enfants qui fréquentent cet établissement.

On n'exclut pas non plus dans le futur d'élargir les services offerts à d'autres niveaux scolaires.

Le ministère de l'Éducation du Nouveau-Brunswick indique que, selon la Loi sur l'éducation, les écoles privées ne sont pas accréditées par le ministère et que les parents qui souhaitent envoyer un enfant dans une école privée doivent demander une exemption pour démontrer qu'il recevra une meilleure éducation, comme c'est le cas pour l'éducation à la maison.

Autrement, la fréquentation d'une école publique est obligatoire.

Avec les informations de Mathieu Massé

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