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Montréal veut se donner les moyens d’être résiliente

Des digues aménagées de part et d'autre de la rue Cousineau, dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, touchée par les inondations.
Le Stratégie pour une ville résiliente vise entre autres à mieux faire face aux inondations. Photo: Radio-Canada / Jean-Claude Taliana
Radio-Canada

Pour faire face à des inondations, à des attentats, voire au vieillissement de ses infrastructures, la Ville de Montréal se dote d'une stratégie pour faire face à certains problèmes chroniques ou à des désastres imprévus.

La Stratégie montréalaise pour une ville résiliente a été présentée lundi par la mairesse Valérie Plante, en collaboration avec le réseau 100 Resilient Cities (100 RC). Cette initiative de la fondation Rockefeller réunit 100 villes du monde qui veulent se donner les moyens de faire face à leurs défis sociaux, économiques et environnementaux.

« La Ville de Montréal souhaite agir rapidement sur le terrain, sensibiliser la population et la munir de moyens concrets devant toute éventualité », a expliqué Mme Plante lors d’une conférence de presse.

Montréal a retenu quatre grandes orientations pour ses actions :

  • Soutenir une communauté solidaire et sécuritaire, par exemple en mettant sur pied des ateliers de préparation d’urgence ou en consolidant l’offre d’hébergement et de services d’urgence pour les clientèles vulnérables;
  • Protéger son milieu de vie, entre autres en agissant sur la réglementation sur la gestion des matières dangereuses ou en analysant les effets des mesures de mitigation contre les inondations;
  • Maintenir une économie diversifiée et innovante en situation d’urgence, en favorisant par exemple le rétablissement des commerces;
  • Favoriser une gouvernance intégrée au sein de la communauté, entre autres en formant les employés municipaux ou en repensant la façon de communiquer les risques aux citoyens.

Ce plan d’action s’étalera sur cinq ans, avec une évaluation à mi-parcours en 2020.

Le citoyen aura aussi son rôle à jouer, souligne Louise Bradette, qui dirige le Bureau de la résilience créé en 2016 pour élaborer la stratégie.

« Ce n’est pas seulement les plans d’urgence de la Ville de Montréal qui sont la réponse, [le citoyen] en fait partie lui aussi, par sa préparation à la maison et comment il prend connaissance des risques qui sont autour de lui. Il fait partie de la réponse autant que la Ville », indique-t-elle.

En 2014, Montréal a été la première ville canadienne à se joindre au réseau 100 RC, suivie de Toronto, Calgary et Vancouver. Elle est aussi la première à se doter d’une stratégie pour une ville résiliente.

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