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La dépendance aux jeux vidéo reconnue comme maladie par l'OMS

Un jeune homme jour à un jeu vidéo à l'ordinateur. Il porte un casque d'écoute équipé d'un micro ajustable pointé vers sa bouche.

Facebook lance une plateforme consacrée à la diffusion de parties de jeux vidéo.

Photo : iStock / gorodenkoff

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La dépendance aux jeux vidéo a été formellement reconnue comme maladie par l'Organisation mondiale de la santé, lundi, au même titre que celle à la cocaïne ou aux jeux d'argent, a-t-on appris auprès de l'institution internationale.

Le trouble du jeu vidéo a intégré la 11e version de la Classification internationale des maladies (CIM, en anglais ICD), première mise à jour globale de cette nomenclature depuis le début des années 1990.

« Après avoir consulté des experts dans le monde entier et avoir examiné la littérature de manière exhaustive, nous avons décidé que ce trouble devait être ajouté », a déclaré à l'AFP le directeur du Département de la santé mentale et des toxicomanies de l'OMS, Shekhar Saxena.

L'OMS avait publié, en janvier, une définition de ce trouble, en annonçant cette reconnaissance comme maladie.

Ce trouble est, selon elle, « un comportement lié à la pratique des jeux vidéo ou des jeux numériques qui se caractérise par une perte de contrôle sur le jeu, une priorité accrue accordée au jeu, au point que celui-ci prenne le pas sur d'autres centres d'intérêt et activités quotidiennes, et par la poursuite ou la pratique croissante du jeu en dépit de répercussions dommageables ».

Pour établir le diagnostic, ce comportement extrême doit avoir des conséquences sur les activités personnelles, familiales, sociales, éducatives et professionnelles, et en principe, il doit se manifester clairement sur une période d'au moins 12 mois.

« La personne joue tellement que d'autres centres d'intérêt et activités sont délaissés, y compris le sommeil et les repas », a expliqué M. Saxena.

De nombreux cas ont été décrits de joueurs compulsifs incapables de se détacher de leur ordinateur, appareil mobile ou console de jeu, au point d'abandonner toute vie sociale et de mettre en danger leur santé, mentale ou physique.

Quelque 2,5 milliards de personnes dans le monde jouent aujourd'hui aux jeux vidéo. Mais le trouble ne touche qu'une minorité d'entre elles, a souligné le responsable de l'OMS, rappelant que « toute habitude de jouer aux jeux vidéo [n'est pas] pathologique ».

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