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Le fondateur du Rockfest va « travailler fort » pour que le festival revienne à Montebello

Des spectateurs au Rockfest en juin 2018.

Des milliers de festivaliers se sont rendus au Rockfest de Montebello en 2018.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Si les astres sont alignés, le Rockfest sera de retour à Montebello l'an prochain, laissent entendre le fondateur et la Municipalité. Ces derniers dressent déjà un bilan positif de cette 13e année du festival.

Pour des questions de rentabilité, de logistique et de proximité, Alex Martel, le fondateur du festival, avait admis quelques jours plus tôt qu'il ne fermait pas la porte à un déménagement du festival en 2019. Il a affirmé dimanche qu'il va travailler fort pour que le Rockfest revienne en Outaouais.

Il se dit satisfait de la collaboration avec l'entreprise Piknic Électronik, qui a repris le flambeau de la production et de la logistique.

Il a toutefois précisé que le festival doit être « réévalué » chaque année. Il rappelle que le Rockfest a connu plusieurs moutures depuis sa mise en place.

On n'a pas le choix d'évoluer comme festival, dit-il, notamment en s'ajustant aux goûts musicaux des festivaliers.

Du côté de la municipalité de Montebello, le maire, Martin Deschênes, se réjouit du résultat de cette année.

Il a dit particulièrement apprécier l'interaction entre la Sûreté du Québec, le ministère des Transports, la municipalité, les pompiers et les organisateurs. Ils ne tiraient pas la ficelle chacun de leur côté, dit-il, soutenant qu'il s'agit d'une belle organisation avec une belle complicité entre ces groupes.

Le maire Deschesne tient à ce que le Rockfest demeure à Montebello. Il dit communiquer avec les organisateurs et assure que si le festival est rentable, il devrait revenir.

Plus de 200 trousses de naloxone distribuées

Le week-end a toutefois été terni par la mort d'un jeune homme de 25 ans. Ce dernier a été trouvé en arrêt cardiaque sur le terrain de camping du Rockfest, possiblement victime d'une surdose, selon les ambulanciers.

Les ambulanciers paramédicaux ont d'ailleurs dû intervenir au moins deux autres fois pour des surdoses au cours de la fin de semaine.

Hier après-midi, des groupes de prévention de la toxicomanie ont distribué environ 200 trousses de naloxone et un millier de bandelettes pour détecter la présence de fentanyl.

Cathy Michaud, du Bureau régional d'action sida (BRAS), souligne que ces bandelettes sont plus nécessaires que selon la croyance populaire.

Les gens vont dire : "Ah, je n'ai pas besoin de ça, je ne prends pas d'opiacé, je prends du speed [de la méthamphétamine]." On peut leur expliquer que, justement, la crise de fentanyl qui se passe en ce moment, c'est ça le problème. Les gens ne savent pas qu'ils consomment du fentanyl parce qu'il se retrouve dans un speed, précise Mme Michaud.

Une affiche qui explique comment réduire les risques, les symptômes d'une surdose et quoi faire en cas de surdose de fentanyl.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une affiche prévient les festivaliers sur les risques du fentanyl au festival Rockfest, à Montebello.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Adrien St-Onge, du Bureau régional d'action sida, remarque que les participants du festival apprécient leur présence.

Cette année, on s'est donné comme objectif de distribuer 30 000 condoms. On avait peur de manquer de matériel et je ne pense pas qu'on ramène beaucoup de boîtes, mentionne M. St-Onge.

Avec les festivaliers qui quittent le village dimanche, l'heure est maintenant au nettoyage.

Quelque 200 000 personnes étaient attendues au Rockfest.

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