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Examens de la vue couverts : les optométristes ratifient l'entente avec Québec

Vue de face d'une jeune personne effectuant un examen de la vue dans une clinique.
Le gouvernement caquiste entend mettre en oeuvre rapidement l'instauration d'examens de la vue gratuits pour les enfants du préscolaire. Photo: The Associated Press / Megan Farmer
La Presse canadienne

Les optométristes ont ratifié samedi après-midi l'entente de principe intervenue entre leur association et le gouvernement du Québec, concernant leur participation au régime public d'assurance maladie.

Parmi les 1400 membres de l'Association des optométristes du Québec, 900 ont voté en faveur de cette entente de principe dans une proportion de 96 %, selon la directrice générale de l'Association, Maryse Nolin.

Il s'agit d'une entente de cinq ans qui couvre les années 2015 à 2020. Les négociations entre Québec et l'Association des optométristes du Québec avaient débuté le 13 février 2017.

Le vote a eu lieu lors d'une assemblée générale tenue à Montréal, mais plusieurs optométristes ont pu exercer leur droit de vote par l'entremise de l'internet puisque l'assemblée était accessible aux membres en webdiffusion.

Pas moins de 90 % des 1400 optométristes avaient menacé, en début d'année, de se retirer du régime public à compter du 10 mars. Cela aurait sonné la fin de la gratuité pour les examens de la vue aux enfants, aux personnes âgées de 65 ans et plus ainsi qu'aux prestataires de la sécurité du revenu qui étaient tous couverts par la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ).

Les optométristes dénonçaient le remboursement qu'ils obtenaient de la RAMQ. Ils disaient effectuer ces examens de la vue à perte financière.

Sans dévoiler les détails de l'entente de principe qui a été ratifiée, Mme Nolin a indiqué qu'il n'y aura plus d'examen de la vue « à perte » pour ses membres. Elle a affirmé qu'il y a eu des compromis de part et d'autre, mais que l'entente est satisfaisante dans son ensemble.

En 30 ans, les frais des cliniques d'optométrie ont augmenté trois fois plus que la rémunération à l'acte. Un écart qui s'explique mal, puisque les optométristes ont investi pour offrir des services auparavant réservés aux médecins et aux ophtalmologistes.

Cela est payant pour le gouvernement et accessible pour les patients, mais c’est loin d'être rentable pour l'optométrie, confiait en janvier dernier à Radio-Canada Guillaume Fortin, optométriste à la Clinique Optik Maltais, à Jonquière.

La signature de cette entente de principe signifie aussi que l'Association cessera son recours devant les tribunaux pour faire invalider l'arrêté ministériel du 16 février dernier, forçant les optométristes à demeurer liés à la RAMQ. La cause devait revenir devant la Cour supérieure le 14 juin, mais la date avait été remise en raison des nouveaux développements.

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