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Des femmes scientifiques encouragent des jeunes filles à suivre leurs traces

L'événement Sandbox Science à Halifax a donné la parole aux femmes qui font carrière en sciences.

L'événement Sandbox Science à Halifax a donné la parole aux femmes qui font carrière en sciences.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'événement Sandbox Science a donné la parole aux femmes qui font carrière en sciences samedi à Halifax. Le but est d'encourager les filles à choisir une carrière dans certains secteurs scientifiques où les femmes sont sous-représentées.

« Nous voulons garder toutes les options ouvertes pour elle », explique des parents rencontrés lors de l'événement, accompagnés de leur fillette qui n'a pas encore 10 ans.

L’objectif de Sandbox Science est justement d'attirer les filles quand elles sont jeunes, parce qu'une fois au secondaire, elles ont déjà fait des choix déterminants, explique Sarah Wells, professeure en bio-ingénierie à l’Université Dalhousie.

« Nous nous sommes rendu compte que parfois elles arrêtent de choisir les mathématiques dès la neuvième année », ajoute-t-elle.

Sarah Wells, professeure en bio-ingénierie à l’Université Dalhousie.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sarah Wells, professeure en bio-ingénierie à l’Université Dalhousie

Photo : Radio-Canada

Dans quelques secteurs de la science, comme la médecine, il y a parité entre hommes et femmes.

Or, la plupart des secteurs, comme les sciences informatiques, l’ingénierie, les mathématiques et la physique, sont encore largement dominés par les hommes, indique Emma Finlayson Trick, une étudiante de l’Université Dalhousie.

Emma Finlayson Trick, étudiante à l’Université Dalhousie.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Emma Finlayson Trick, étudiante à l’Université Dalhousie

Photo : Radio-Canada

Selon elle ce genre d'événement peut aider à déconstruire les stéréotypes dès un jeune âge.

Une carrière qui comporte des contraintes pour les mères

« On attire quand même de plus en plus de filles en science, mais on a du mal à les garder après. Plus on va dans les études graduées, comme à la maîtrise et au doctorat, on perd les femmes en science », s’inquiète Nathalie Grandvaux, professeure de biochimie à l’Université de Montréal.

Et les femmes qui choisissent la voie des sciences rencontrent souvent des problèmes plus tard dans leur carrière, ajoute la professeure.

Nathalie Grandvaux, professeure de biochimie à l’Université de Montréal.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Nathalie Grandvaux, professeure de biochimie à l’Université de Montréal

Photo : Radio-Canada

Celles qui choisissent d'avoir un enfant sont souvent désavantagées.

Dans les critères d'évaluation, d'évolution de carrière, pour obtenir des postes dans une faculté, pour obtenir des fonds de recherches, ça reste très, très difficile quand on a des interruptions.

Nathalie Grandvaux, professeure de biochimie à l’Université de Montréal

Plusieurs femmes en science estiment que le financement des chercheurs devrait être mieux adapté à la réalité des mères de famille.

Elles croient aussi que les pères scientifiques y trouveraient leur compte, puisqu'ils sont de plus en plus nombreux à prendre des congés de paternité.

Avec les informations de Stéphanie Blanchet

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