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Les « super ambulanciers » débarquent au Québec

Forts de leur formation universitaire André Paul-Huss et Dave Boisvert peuvent offrir une plus grande gamme de soins d'urgence.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laurence Delainey

Radio-Canada
Mis à jour le 

Une première cohorte de 15 ambulanciers paramédicaux en soins avancés, un peu les « super infirmières » des techniciens ambulanciers, vient de compléter sa formation et sillonnera bientôt les routes du Québec pour aider les patients.

Un texte de Marie-Laurence Delainey

André Paul-Hus et Dave Boisvert disposent maintenant d'un peu plus d'outils pour sauver des vies. M. Boisvert, qui travaille chez Urgences-Santé avec son collègue, vient de terminer sa formation universitaire pour devenir un ambulancier paramédical en soins avancés.

« Je veux en faire plus pour les patients, j’étais déjà à l’aise, mais je sentais que je pouvais en faire plus », explique d’emblée M. Boisvert.

À partir de la fin juin, ces ambulanciers spécialisés interviendront seuls ou accompagneront les premiers répondants et techniciens ambulanciers. Leur travail a pour but d’accélérer et d’améliorer les interventions lors des appels de priorité 0 ou 1, c’est-à-dire lorsqu’il y a un risque pour la vie des gens.

Les ambulanciers paramédicaux en soins avancés peuvent offrir des médicaments auparavant réservés aux médecins ou aux infirmières.

« On peut donner des médicaments pour ralentir le rythme cardiaque, ou on peut même donner un choc synchronisé, pas une défibrillation, une cardioversion. On peut aussi installer un pacemaker transcutané, c’est-à-dire un stimulateur cardiaque temporaire, avant que le patient soit vu à l’hôpital. Il y a aussi certains médicaments qu’on peut donner sur certaines surdoses », détaille M. Paul-Hus.

Dépêchés à Outremont, où un homme de 84 ans a été victime d'une crise cardiaque, MM. Paul-Hus et Boisvert confirment que leur formation supplémentaire permet d'agir plus rapidement pour sauver des vies.

Nous avons effectivement été en mesure d'administrer des médicaments par voie intraveineuse, ce que l'on ne ferait pas, habituellement, comme ambulanciers paramédicaux, lors d'un arrêt cardiaque normal.

Dave Boisvert, ambulancier paramédical en soins avancés
Le côté d'un véhicule d'urgence.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dépêchés sur les lieux d'urgence médicale, les nouveaux ambulanciers peuvent offrir des soins plus avancés autrefois réservés aux médecins et infirmières.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laurence Delainey

La profession existe déjà aux États-Unis et ailleurs au Canada.

Au Québec, Urgences-Santé est la seule compagnie ambulancière à en embaucher. L’entreprise en avait elle-même formé quelques-uns au début des années 2000. M. Paul-Hus est l’un d’entre eux.

« Ça enlève un poids. Pendant des années, on était un véhicule en soins avancés sur un horaire de 12 heures de jour. On essayait de couvrir le plus grand nombre d’appels possibles. Là on va avoir jusqu’à six véhicules par jour. C’est vraiment un avancement », explique-t-il.

Urgences-Santé compte actuellement 950 techniciens ambulanciers. Les ambulanciers paramédicaux en soins avancés ne représentent que 2 % de la main-d'oeuvre, mais cette proportion pourrait augmenter avec les années.

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