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Saint-Antonin bat au rythme du country

Le stade de compétition équestre Saint-Antonin.

Si les estrades du stade de Saint-Antonin n'étaient pas remplies en après-midi samedi, elles le seront lors du grand spectacle en soirée selon le président du festival, Steeve Roy.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

Radio-Canada

Les amateurs de rodéos et de compétitions équestres se donnent rendez-vous toute la fin de semaine au Festival country de Saint-Antonin. L'événement, qui en est à sa 11e année, continue de faire courir les foules.

Un texte de Jérôme Lévesque-Boucher

Le Festival country de Saint-Antonin est devenu une référence au Québec. D'année en année, l'achalandage augmente. En 2017, pas moins de 32 000 festivaliers s'y sont donné rendez-vous. Les revenus ont ainsi frôlé les 400 000 $.

Le président du festival, Steeve Roy, est aux oiseaux. Selon lui, l'événement est déjà un succès avant même la grande soirée de samedi où un spectacle pyrotechnique aura lieu.

La météo est de notre côté. Le spectacle haut en couleurs qu'on a organisé pour tout le monde sera magnifique. On ne peut pas demander mieux!

Steeve Roy, président du Festival country de Saint-Antonin

En plus des traditionnelles compétitions, les gens peuvent assister à des spectacles de musique et le site est truffé d'animation pour toute la famille. Lors du passage de Radio-Canada, plusieurs milliers de personnes vivaient au rythme du festival.

Des chapeaux de cow-boy en vente.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

En 2017, pas moins de 32 000 festivaliers se sont rendus à Saint-Antonin. Le Festival Country a engrangé des revenus d'un peu moins de 400 000 $.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

Une année chamboulée

Malgré les revenus qui ne cessent de croître, l'image des festivals du genre a été ternie par un rapport remettant en question le bien-être animal lors des compétitions. C'est le document de 600 pages du Dr Jean-Jacques Kona-Boun, un médecin vétérinaire anesthésiste, qui a mis l'industrie sur la sellette.

Loin de vouloir se défiler, Steeve Roy admet que les bêtes vivent un certain stress lors de compétitions. Toutefois, il rappelle que les bêtes sont non seulement entraînées en conséquence, mais qu'elles sont bien traitées.

Des chevaux au Festival Country de Saint-Antonin.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Selon Steeve Roy, le rapport du Dr Kona-Boun était biaisé et mal documenté.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

Il y a des bêtes là-dedans qui valent 50 000, 60 000 dollars. Je ne crois pas que le bien-être des animaux est en péril quand les propriétaires mettent autant de temps et d'argent sur leur passion.

Steeve Roy, président du Festival country de Saint-Antonin

Pour le président, ce type de compétition demande beaucoup d'énergie et de moyens financiers. « Pour faire ce qu'on fait, il faut adorer les animaux. Ce sont nos héros, c'est eux qui font le show. Conclure qu'on ne veille pas à leur bien-être, c'est très malhonnête », tranche Steeve Roy.

Suivre les pas de Saint-Tite?

Considérant que le Festival country de Saint-Antonin ne cesse de gagner en popularité, il serait permis de croire que Steeve Roy aurait pour objectif de l'amener au même niveau que le Festival western de Saint-Tite. Or, selon lui, ce n'est pas l'objectif à atteindre.

Saint-Tite a un marché beaucoup plus vaste et est très central. Nous, on est en région. C'est certain que si on finit par avoir 50 000 visiteurs sur le site, ce serait un rêve réalisé. Sauf que nous, notre beau, c'est que les festivaliers aient du plaisir et qu'ils aient le goût de revenir l'an prochain.

Steeve Roy, président du Festival cuntry de Saint-Antonin

Le 11e Festival country de Saint-Antonin prendra fin dimanche. L'organisation réfléchit déjà à la préparation de la 12e année.

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Bas-Saint-Laurent

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