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Les manifestants autochtones expulsés de leur campement à Regina

Le camp « Justice pour nos enfants volés » installé dans le parc Wascana devant l’assemblée législative à Regina a été démantelé vendredi matin. Photo: Radio-Canada / Emily Pasiuk
Radio-Canada

Les autorités ont forcé les manifestants du camp « Justice pour nos enfants volés » d'évacuer les lieux du parc Wascana vendredi matin. Ils étaient installés depuis 108 jours devant le palais législatif à Regina.

Des employés du gouvernement sont arrivés vers 5 h du matin, accompagnés d'agents du Service de police de Regina.

L’évacuation s’est faite dans le calme et sans arrestations, selon le gouvernement.

Un manifestant discute avec le porte-parole du ministère de la Justice pendant que les policiers surveillent le démantèlement du campPrescott Demas (à droite) a discuté avec le porte-parole du ministère de la Justice, Drew Wilby (veste grise à gauche), pour proposer de déplacer le camp dans une autre zone du parc Wascana. Photo : Radio-Canada / Emily Pasiuk

La province a fait savoir par voie de communiqué qu’elle respecte le droit de manifester, mais que les manifestants doivent se conformer au règlement de la Commission de la capitale provinciale.

Le gouvernement rappelle que les activistes ont enfreint l’interdiction de camper pendant la nuit, de monter des tentes et de faire du feu dans le parc Wascana.

La Commission de la capitale provinciale avait signalé dès le 2 juin que les manifestants devaient évacuer leur campement avant le 5 juin, mais les manifestants refusaient de libérer le camp sans avoir été entendus par le gouvernement.

Plusieurs rencontres entre les deux parties ont dû être annulées, faute d’un accord sur le lieu de la réunion.

Les manifestants insistaient pour que les discussions aient lieu dans le tipi du camp, alors que le gouvernement avait proposé que la réunion se tienne dans les bureaux de la Commission.

Le gouvernement de la Saskatchewan a toutefois rappelé que des représentants officiels ont visité le camp à plusieurs reprises.

Les activistes avaient installé ce camp le 28 février, en réaction notamment aux verdicts de non-culpabilité prononcés à l’encontre de Gerald Stanley en Saskatchewan - en lien avec la mort de Colten Boushie, et de Raymond Cormier au Manitoba - dans l’affaire de la mort de Tina Fontaine.

La mère de Colten Boushie, l'autochtone de 22 ans mort sur la ferme de Gerald Stanley, a participé aux activités du camp plus tôt cette semaine.

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