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Des armes légalement achetées se retrouvent entre les mains de criminels

Un pistolet.
Il y a de plus en plus d'armes à feu dans les crimes commis en Alberta, selon les autorités. Photo: Radio-Canada / Stéphane Grégoire
Radio-Canada

Les autorités indiquent que les crimes commis avec des armes à feu augmentent en Alberta. Derrière cette tendance alarmante, un autre phénomène inquiète : celui du trafic d'armes entre détenteurs de permis et criminels.

« C'est la principale source d'achat d'armes à feu et la raison pour laquelle elles se retrouvent dans les rues aujourd'hui », dit le sergent Eric Stewart des Équipes policières intégrées de l'Alberta.

Il constate que les armes à feu apparaissent de plus en plus souvent au cours des enquêtes depuis 5 ans. Les autorités observent que des personnes sans dossier criminel et détenant un permis de possession et d'acquisition d'armes à feu (PPA) achètent des armes à autorisation restreinte pour les revendre à des criminels.

C'est ce qui explique que les armes finissent dans nos rues et pourquoi les criminels en ont, soit pour se protéger, soit pour s’en servir.

Sergent Eric Stewart

Le sergent Eric Stewart constate qu’il est maintenant plus facile de se procurer ces armes en Alberta et au Canada. Même s’il y en a toujours qui arrivent clandestinement des États-Unis, ajoute-t-il, la contrebande d’armes en provenance du voisin du Sud a diminué.

Un premier cas en Alberta

Justin Shipowich a plaidé coupable au mois de mai d'avoir acheté 39 armes à autorisation restreinte dans le but d’en faire le trafic. Il a été condamné à 8 ans de prison. La peine maximale pour ce genre de crime est de 10 ans.

Cinq autres cas de trafic d'armes dans le territoire même de la province sont devant les tribunaux, selon le ministère de la Justice de l'Alberta.

« Ce n’est pas un moyen de faire de l’argent rapidement. C’est un crime très grave », met en garde Adam Garrett, un procureur de la Couronne à Edmonton spécialisé dans le crime organisé.

Conscient de l'augmentation du trafic intérieur, les forces policières travaillent ensemble pour identifier les revendeurs, assure Eric Stewart. Selon lui, il faut être à l’affût des comportements suspects.

« Si nous voyons une personne acheter une grande quantité d'armes à feu dans une très courte période de temps, nous voudrons avoir une conversation avec elle », explique Rob O'Reilly, le directeur des services de réglementation sur les armes à feu pour la Gendarmerie royale du Canada.

D'après des informations de Josée St-Onge

Alberta

Crimes et délits