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Des groupes communautaires se penchent sur l'itinérance et la dépendance à Winnipeg

Trois hommes portant des chandails et des manteaux noirs avec le sigle C.H.A.T. marchent sur le trottoir par une journée pluvieuse.
L'Équipe d'assistance communautaire aux sans-abri patrouille les rues de Winnipeg pour mettre en contact les personnes vulnérables avec les organismes qui peuvent les aider. Photo: Radio-Canada / Holly Caruk
Radio-Canada

Difficile d'ignorer la présence de sans-abri et de personnes faisant face à des problèmes de dépendance lorsqu'on se promène au centre-ville de la capitale manitobaine. Pour sa rencontre annuelle, la Zone d'amélioration commerciale du centre-ville de Winnipeg rassemblait jeudi les services sociaux pour parler des difficultés auxquelles font face ces personnes.

Un des constats est que les problèmes ne sont pas nouveaux, mais qu'ils sont de plus en plus visibles pour le public.

Un de ces cas est le camp de fortune qui s'est érigé sur le terrain de l'église anglicane All Saints, où une quarantaine de personnes se sont installées pendant plusieurs semaines. Des journalistes de CBC ont pu y découvrir des dizaines de seringues et ont entendu plusieurs questions du public concernant la sécurité.

Même si ce camp a été démantelé il y a quelques semaines, un nouveau camp est apparu peu après dans le parc Lagimodière-Gaboury. Ce dernier a été démantelé à son tour, et la police dit qu'elle continue de surveiller la région.

Selon la directrice du refuge Siloam Mission, Vanessa Gamblin, ces camps de fortune ne sont pas nouveaux, mais ils sont maintenant plus connus du public. Ils se placent dans l'oeil du public pour dire : "Nous somme vivants, nous sommes des humains nous aussi, aidez-nous", dit-elle.

Vanessa Gamblin croit que le problème est aussi plus criant en raison de l'augmentation de la consommation de méthamphétamine.

Une femme portant un chandail rose dans le couloir d'un immeuble commercial.La directrice du refuge Siloam Mission de Winnipeg, Vanessa Gamblin, dit avoir vu une hausse des camps de fortune depuis l'augmentation de la consommation de méthamphétamine. Photo : Radio-Canada / Holly Caruk

Elle estime que les organismes de Winnipeg commencent tout juste à comprendre comment mieux gérer leurs ressources pour être efficace.

Problèmes complexes

Lors de la rencontre, des membres de l'Équipe d'assistance communautaire aux sans-abri (Community Homeless Assistance Team ou C.H.A.T.) ont présenté les plus grandes difficultés auxquelles ils font face lors de leurs patrouilles. Leur rôle est de trouver ces personnes qui sont marginalisées et à risque et de les mettre en contact avec les agences qui peuvent les aider.

Selon Taggart Porter, un membre de cette équipe, les problèmes qui touchent ces personnes sont complexes et comprennent bien souvent des éléments de dépendance ou de maladie ainsi que des barrières économiques que les organismes ne peuvent surmonter.

C'est un noeud de problèmes très compliqués et la seule façon d'y faire face est de le faire une personne à la fois pour démêler ces choses.

Taggart Porter, travailleur social et membre de l'Équipe d'assistance communautaire aux sans-abri
Un homme avec un petit bouc, des cheveux courts et un chandail noir portant le sigle C.H.A.T. dans le couloir d'un immeuble commercial.Le travailleur social Taggart Porter fait partie de l'Équipe d'assistance communautaire aux sans-abri et il estime qu'il est important que les organismes d'aide travaillent ensemble. Photo : Radio-Canada / Holly Caruk

Même si son équipe a comme rôle de mettre les personnes en situation difficile en contact avec les organismes communautaires, il dit qu'il aimerait voir ceux-ci tenter de rejoindre directement les personnes dont ils s'occupent.

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