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Abolition d'un poste à NousTV Sept-Îles : un événement isolé selon Cogeco

Un journaliste et un caméraman au travail.
Des employés de NousTV à Baie-Comeau. Photo: Radio-Canada / Benoit Jobin
Radio-Canada

L'abolition d'un poste de caméraman-monteur à la télévision communautaire NousTV, une division de Cogeco, à Sept-Îles s'explique par une mise à jour de la répartition des ressources sur le territoire, selon la vice-présidente des ventes du marché consommateur et des relations avec les communautés de l'entreprise, Johanne Hinse.

Un texte de Laurence Royer

Une évaluation annuelle des ressources de NousTV a révélé que la station de Sept-Îles avait à son emploi trop d’employés par rapport aux besoins réels de la station, selon Johanne Hinse.

Sept-Îles avait un prorata beaucoup trop élevé d’employés par rapport à des régions équivalentes au Québec. C’est là qu’on en est venu à la décision d’abolir un poste à Sept-Îles.

Johanne Hinse, vice-présidente, ventes marché consommateur et relations avec les communautés de l'entreprise

Selon le président du Syndicat des employés de Cogeco au Québec, Alain Caron, l'abolition de ce poste s'explique plutôt par un nombre de plus en plus faible de clients qui s'abonnent au service télévisuel de base de Cogeco.

Les télévisions communautaires tirent leur fonds du nombre d'abonnés au service de base d'une entreprise. Quand on perd des clients, la télévision communautaire est moins bien financée.

Alain Caron, président du syndicat des employés de Cogeco au Québec

Dans ce contexte, il craint que d’autres employés perdent leur emploi. Johanne Hinse assure toutefois qu’il n’y aura pas d’autres abolitions de postes.

Par ailleurs, selon Johanne Hinse, l’abolition de ce poste n’aura pas d’impact sur la programmation de NousTV à Sept-Îles. Alain Caron, ne partage toutefois pas cet avis.

« Un moment donné, un être humain a des limites à ce qu’il peut faire dans une journée, dit-il. Évidemment, quand on coupe un poste sur deux à Sept-Îles, attendez-vous d’avoir une moins bonne présence du média dans la communauté. »

Des employés de NousTV à Baie-Comeau. Ils sont accompagnés du directeur général de NousTV Côte-Nord, Patrick Delobel.Des employés de NousTV à Baie-Comeau. Ils sont accompagnés du directeur général de NousTV Côte-Nord, Patrick Delobel. Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

État de la télévision communautaire

Les télévisions communautaires en région ne seraient pas en situation de précarité financière, selon le gestionnaire en conformité de distribution au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), Jean-Pierre Lefebvre.

En 2016, le CRTC a adopté une nouvelle politique visant notamment à revoir le financement de la télévision communautaire. Cette nouvelle politique a offert plus de flexibilité et un meilleur cadre financier aux télévisions communautaires, ce qui a favorisé les stations des régions du Québec, explique-t-il.

Il y a certaines des entreprises qui ont fermé leur télévision communautaire dans les grands centres. […]La politique permettait de fermer ces télévisions-là pour allouer des fonds pour soutenir les nouvelles locales.

Jean-Pierre Lefebvre, gestionnaire en conformité de distribution au CRTC

Selon Jean-Pierre Lefebvre, les abonnements à la câblodistribution ont un impact sur le financement des télévisions communautaire. Il précise toutefois que la baisse des abonnements est plutôt lente au Canada.

Dans le Rapport de surveillance des communications 2017 du CRTC, il est indiqué que « les entreprises de câblodistribution, de distribution par protocole Internet et de distribution par satellite comptaient 11,1 millions d’abonnés en 2016, soit une baisse de 1,1 % (124 841 abonnés) ».

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