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Une première femme Autochtone pourrait entrer au Congrès américain

La candidate démocrate autochtone Deb Haaland est assise sur un divan chez elle, à Albuquerque, au Nouveau-Mexique.

Deb Haaland pourrait devenir la première femme autochtone à entrer au Congrès américain.

Photo : Associated Press / Russell Contreras

Radio-Canada

Originaire du Nouveau-Mexique, Deb Haaland pourrait devenir la première femme autochtone à entrer au Congrès américain après les élections de mi-mandat en novembre prochain. La membre de la nation Laguna Pueblo fait partie d'une poignée de candidates autochtones qui se présentent au Congrès, du jamais vu dans l'histoire américaine.

L'ancienne chef du Parti démocrate de son État, 57 ans, a franchi mardi une étape importante pour devenir membre du Congrès en gagnant les primaires démocrates dans sa circonscription du Nouveau-Mexique.

Celle qui a déjà été bénévole pour la campagne de l’ancien président Barack Obama en 2008 souhaite faire des programmes qui touchent les Premières Nations une de ses priorités.

« Je ne crois pas que je puisse représenter n'importe quelle nation ou même ma propre nation, mais ce que je peux faire c'est d’inclure à la table de négociations les chefs tribaux pour qu’ils puissent parler de leur propre voix », a-t-elle déclaré au magazine Time.

Si Haaland gagne, elle rejoindrait les deux autres Autochtones qui servent actuellement au Congrès : les Républicains Markwayne Mullin et Tom Cole, tous deux d'Oklahoma.

Outre Deb Haaland, au moins trois autres femmes autochtones se présentent au Congrès, trois autres sont dans la course pour les postes de gouverneurs et 31 autres font campagne pour des sièges dans les assemblées législatives des États.

Ces chiffres, inégalés dans l’histoire américaine, s’inscrivent dans une tendance à long terme, soulignait en mars dernier The New York Times. Longtemps marginalisées par les lois électorales et méfiantes à l’égard d’un État fédéral qui les a privées de leurs terres et traditions, les populations autochtones se font petit à petit une place sur la scène politique nationale, écrivait le quotidien américain.

Des démocrates et des républicaines

Les candidates autochtones se présentent autant pour le Parti démocrate que le Parti républicain. À titre d’exemple, Peggy Flanagan, une démocrate anichinabée anti-pipeline, qui pourrait remporter le poste de lieutenant-gouverneur dans le Minnesota.

Beaucoup plus à droite sur l’échiquier politique, la républicaine samoane Andri Tupola est candidate au poste de gouverneur d'Hawaï. Elle s’est engagée à réduire les impôts et la taille de l’État.

Les Autochtones ne représentent que 2 % de la population américaine et le taux de participation reste faible dans de nombreuses communautés. Mais la situation pourrait changer, particulièrement dans certains États comme le Montana, le Nouveau-Mexique et l’Alaska où les Autochtones sont plus nombreux.

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