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Le web pour soutenir les luttes des femmes

Véronique Morel et Francine Quesnel
Véronique Morel et Francine Quesnel, du Centre de femmes La Marie Debout, à Montréal, font partie d'un groupe de femmes qui suivi une formation sur les nouvelles technologies et qui tiennent maintenant un blogue. Photo: Radio-Canada / Julie Tremblay
Radio-Canada

Près de 300 femmes sont réunies à Rimouski ces jours-ci à l'occasion du 34congrès des Centres de femmes du Québec. Le congrès vise entre autres, cette année, à outiller les femmes à mieux se servir du web et des médias dans leurs luttes féministes.

Un texte de Julie Tremblay

Le virage technologique est un peu difficile à faire, dans les centres femmes, affirme l'agente sociopolitique au Centre femmes de Rimouski, Jacinthe Montplaisir.

Les intervenantes, qui ont pourtant de très grandes qualités pour communiquer, utilisent peu le web et auraient avantage à le faire, selon elle, puisque plusieurs mouvements, comme #moiaussi, ont véritablement permis de « libérer la parole des femmes ».

La technologie, ce n'est pas notre force, on est beaucoup plus dans l'humain, donc on doit vraiment utiliser tous les moyens qui sont en place pour faire connaître notre lutte, pour que notre message soit bien compris et repris dans les médias.

Jacinthe Montplaisir, agente sociopolitique au Centre femmes de Rimouski

Démocratiser la prise de parole

Pour Mélanie Lemay, l'une des conférencières invitées et coordonnatrice de Québec contre les violences, la principale force du web, c'est de donner une voix aux personnes qui se prononcent plus rarement dans l'espace public.

Il y a des chroniqueurs qui s'amusent à dénigrer le mot féminisme en disant que c'est contre les hommes, que c'est une hystérie collective. [...] Le problème c'est que lorsqu'on se présente à la population, dans les rares entrevues qu'on réussit à avoir, on n'a pas toujours l'espace pour pouvoir déconstruire ce qui est dit.

Mélanie Lemay, coordonnatrice de Québec contre les violences
femmes assises à une table pendant un congrèsMélissa Mollen-Dupuis, du mouvement Idle no more Québec; la coordonnatrice de Québec contre les violences, Mélanie Lemay; accompagnées de Francine Quesnel et Véronique Morel, du Centre femmes La Marie Debout de Montréal ont été invitées à raconter comment le web a donné un nouveau souffle à leurs luttes. Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Pour Francine Quesnel, qui apprend à bloguer à 75 ans, le web permet de porter son message beaucoup plus loin que par les modes de communication traditionnels, en plus de favoriser les échanges entre les générations.

« C'est stimulant, c'est valorisant de voir qu'on est dans l'action, qu'on prend notre place dans cette société du 21e siècle », dit-elle.

C'est pourquoi, parmi les résolutions adoptées lors de l'assemblée générale qui se tenait en marge du congrès, les 87 Centres de femmes ont convenu d'améliorer leurs méthodes de communication, au cours des prochaines années, afin de faire connaître davantage leur mission et leurs activités.

Bas-Saint-Laurent

Société