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Compressions à TFO : un artiste franco-ontarien s’en mêle

Stef Paquette au microphone du Matin du Nord

Stef Paquette compte publier sur sa page Facebook 37 acronymes avec les lettres TFO en guise d’appui aux 37 postes abolis.

Photo : Radio-Canada / Josée Perreault

Radio-Canada

C'est par Facebook que l'auteur-compositeur-interprète Stéphane « Stef » Paquette a décidé de dénoncer la suppression de postes à la télévision éducative de l'Ontario. En solidarité aux 37 employés mis à pied, il compte publier autant d'acronymes de son cru avec les lettres TFO sur ce réseau social.

Un texte de Caroline Bourdua

Dans son premier commentaire publié mercredi, Stéphane Paquette s’attaque au président de TFO, Glenn O’Farrell, et notamment au fait que le conseil d’administration lui a accordé une hausse salariale en pleine tourmente financière, d’où l’acronyme Thourougly Financing O’Farrell (TFO).

Si les artistes ne réagissent pas, qui va réagir ? se demande-t-il.

Quant à la pertinence de s’attaquer aux origines québécoises de Glenn O’Farrell, Stéphane Paquette a indiqué sur les ondes de l'émission Y a pas deux matins pareils, à Toronto, qu’il ne donne que des faits.

C’est comme dire : si je vais travailler en Norvège, suis-je Norvégien? dit-il.

Je pense qu’on s’est battus assez longtemps pour nos institutions qu’on a des gens de chez nous pour gérer.

Stef Paquette, artiste franco-ontarien

Quant à l'acronyme unilingue anglais, M. Paquette se défend en indiquant qu'il y en aura dans les deux langues, mais que déjà, celui de la 36e journée s'intitulera « Television Funding O'Farrell ». Il admet néanmoins la difficulté, selon lui, d'en trouver uniquement dans la langue de Molière.

Lettre ouverte

Dans une lettre ouverte, des universitaires, un avocat et même l'Association des communautés francophones (ACFO) d'Ottawa demandent à Glenn O’Farrell de reconsidérer les mises à pied au sein de l’équipe de la franchise d'actualité politique et d'affaires publiques de TFO (dont le mot-clic sur Twitter est #ONfr).

Le travail qu’effectue l’équipe de #ONfr est irremplaçable, lit-on.

Serge Miville, professeur adjoint, département d’histoire, chaire de recherche en histoire franco-ontarienne, Université Laurentienne

Le professeur Serge Miville est au nombre des signataires de la lettre ouverte demandant de reconsidérer les compressions à TFO.

Photo : Radio-Canada / Patrick Wright

Serge Miville, de la Chaire de recherche en histoire et études franco-ontariennes à l’Université Laurentienne, a indiqué jeudi matin à l’émission Les matins du Nord que les compressions auront des répercussions sur son travail.

Ces gens-là nous forcent à communiquer clairement le contenu de nos recherches. En coupant de 30 %, on vient de réduire la portée de ces propos-là et notre capacité de faire notre travail, explique-t-il.

La direction du Groupe média TFO doit dévoiler son plan stratégique à  ses employés jeudi, au lendemain des compressions annoncées.

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