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L'effet des tarifs sur l'acier pourrait se ressentir d’ici deux semaines en Saskatchewan

Acier laminé dans l'aciérie ArcelorMittal Dofasco à Hamilton.
Les nouveaux tarifs douaniers sont de l’ordre de 25 % sur les importations d'acier et de 10 % sur les importations d'aluminium en provenance du Canada, du Mexique et des 28 pays membres de l'Union européenne. Photo: Reuters / Mark Blinch

Selon un chercheur de l'Université de Toronto, il est possible que des travailleurs de l'acier soient licenciés en raison des tarifs douaniers imposés par les États-Unis sur l'acier et l'aluminium.

« À court terme, il y a des possibilités de licenciements parce que nous exportons 45 % de nos produits vers les États-Unis », indique le chercheur Peter Warrian.

Il croit également que de telles mises à pied pourraient se faire aussi rapidement que d’ici deux à six semaines. « L'acier est commandé sur un cycle de six semaines, donc nous allons certainement voir des répercussions d’ici six semaines », précise le chercheur.

Peter Warrian a également souligné que s'il y avait moins d'exportations du Canada vers les États-Unis et vice versa, cela donnerait permettrait de s'ouvrir à d'autres marchés avec lesquels le Canada ne travaillait pas auparavant, mais cela prendra du temps.

« Vous ne pouvez pas transformer les aciéries en une journée, c'est des projets qui prendraient de trois à cinq ans », indique-t-il.

Des actions avec des conséquences

Lorsque le commerce est restreint, la demande peut baisser et les prix peuvent donc grimper; cela créerait donc des conditions favorables aux licenciements.

Jason Childs, professeur d'économie à l'Université de Regina, croit lui aussi que les effets des actions du président américain se ressentiront rapidement au Canada.

« Si nous appliquons des tarifs de représailles, tous ces produits deviendront plus chers », explique le professeur.

« Les prix de beaucoup de produits manufacturés que nous achetons aux États-Unis vont augmenter », estime aussi Jason Childs. Le professeur ajoute qu’une guerre commerciale n'est positive pour personne, et surtout pas pour la Saskatchewan.

« Il est vraiment important de garder à l'esprit que la Saskatchewan est une économie [exportatrice], c'est ce que nous faisons, et si nous perdons nos grands marchés comme les États-Unis ou en sommes coupés, c’est nous qui allons en souffrir », explique-t-il.

Avec les informations d’Adam Hunter, CBC

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