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La communauté LGBTQ+ craint une thérapie contre l'homosexualité

Le drapeau arc-en-ciel de la fierté LGBTQ
Le drapeau arc-en-ciel de la fierté LGBTQ Photo: Canadian Press
Radio-Canada

En Nouvelle-Écosse, certains conférenciers américains viendraient faire la promotion d'une « thérapie » pour transformer de jeunes homosexuels en hétérosexuels.

L’Église adventiste du septième jour organisera une conférence dans les Maritimes le mois prochain, à Pugwash, en Nouvelle-Écosse. Deux conférenciers jeunesse , en particulier, font sourciller des organismes LGBTQ+.

Adam Reid, président de Fierté Halifax, a demandé à l'organisme d'annuler la visite de ces conférenciers. Selon lui, ils viennent faire la promotion de la thérapie de conversion, même s’ils cachent leurs motifs en n’employant pas ce terme controversé.

Cette pratique pseudoscientifique prétend pouvoir changer l’orientation sexuelle d’une personne, de l’homosexualité vers l’hétérosexualité.

Dans le programme de l’Église adventiste du septième jour pour cette conférence, on peut notamment lire :

Citation et photo de la conférencière.Citation tirée du programme de la conférence de l'Église adventiste du septième jour. Photo : Église adventiste du septième jour
Une citation et une photo du conférencier Mike Carducci.Citation d'un conférencier « jeunesse » tirée du programme de la conférence. Photo : Église adventiste du septième jour

Les conférenciers ont refusé la demande d'entrevue de Radio-Canada. Les représentants canadiens de l'église aussi.

Adam Reid le 13 juin 2018.Adam Reid, directeur général de Fierté Halifax. Photo : Radio-Canada / Peter Dawson

Adam Reid, de Fierté Halifax, s’inquiète des effets négatifs que pourrait entraîner ce genre de discours chez les jeunes.

On sait bien que les jeunes, les adolescents trans et gais, ont des taux de suicide beaucoup plus hauts que la population en général, relate M. Reid. Alors, il faut vraiment qu'on supporte ces enfants, ces jeunes, et [ne] pas leur donner des messages mixtes qui peuvent vraiment compliquer cette expérience.

L’aspect le plus important, c’est de dire aux parents, maintenant, que ça n’a pas de place dans la vie de leurs enfants.

Adam Reid, Fierté Halifax

Une pratique pseudoscientifique interdite en certains endroits

Aucune loi n’empêche la « thérapie » de conversion en Nouvelle-Écosse, mais la province n’appuie en aucun sens sa promotion ou sa pratique, a indiqué mercredi le ministre provincial de la Santé, Randy Delorey.

Au Canada, l’Ontario et le Manitoba interdisent cette pratique. Aux États-Unis, 11 États, le District de Columbia et plusieurs dizaines de municipalités interdisent formellement que des personnes d’âge mineur ne soient soumises à ces « traitements ».

L'Organisation mondiale de la santé, la Société canadienne de psychologie, l'American Psychiatric Association et l'American Medical Association s'opposent aussi à cette pratique.

D'après un reportage d'Olivier Lefebvre

Nouvelle-Écosse

Communauté LGBTQ+