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Coupe du monde : les amateurs de soccer manitobains ont bien hâte à 2026

Des ballons de soccer.
Des ballons de soccer Photo: Getty Images / Francisco Leong

C'est décidé : la Coupe du monde de soccer sera organisée conjointement par le Canada, les États-Unis et le Mexique en 2016. Cette annonce de la FIFA faite mercredi à Moscou suscite de nombreuses réactions positives au Manitoba, où professionnels et amateurs ont du mal à cacher leur enthousiasme.

Un texte d'Abdoulaye Cissoko

La candidature nord-américaine a reçu 134 voix contre 65 pour le Maroc qui était aussi en lice.

D'après Patrick Di Stefani, analyste de soccer et propriétaire de l'Académie de soccer Focus 9 de Winnipeg, si l'organisation du Mondial 2026 en Amérique du Nord est une excellente nouvelle pour les États-Unis et le Mexique, elle l'est encore plus pour le Canada. « C'est le plus grand événement sportif, donc c'est quelque chose de formidable », dit-il.

Selon lui, il n'y pas de doute que la Coupe du monde va permettre aux jeunes joueurs de soccer de rêver davantage.

L'ancien entraîneur de soccer professionnel, Patrick Di Stefani.Pour Patrick Di Stefani, analyste de soccer, si l'organisation du Mondial 2026 en Amérique du Nord est une excellente nouvelle pour les États-Unis et le Mexique, elle l'est encore plus pour le Canada. Photo : Radio-Canada

« La Coupe du monde de soccer est souvent organisée dans les pays européens. De ce fait, ça donne l'occasion à tous les jeunes passionnés de ce sport de pouvoir voir leur stars. Ici, au Canada, on rêve aussi, mais via la télévision. Mais voilà, le rêve est devenu une réalité qui est à la portée des jeunes Canadiens qui vont voir certaines de leurs idoles évoluer devant eux », ajoute-t-il.

Patrick Di Stefani pense que la mise sur pied de la ligue professionnelle de soccer, qui comptera de 8 à 10 équipes, dont celle de Winnipeg, va permettre au futur sélectionneur de l'équipe nationale du Canada de travailler plus sereinement, et ce, grâce à des joueurs de qualité qui évoluent dans un championnat d'un niveau supérieur.

Pour Robert Bender, un ancien entraîneur de soccer pour jeunes, c'est une bonne idée que le Canada ait postulé pour l'organisation du Mondial 2026.

« Ça donne de l'espoir aux jeunes. On a déjà organisé la Coupe du monde de soccer féminine, et c'était un succès majeur. Alors pourquoi pas la Coupe du monde masculine? C'est très positif pour les jeunes », souligne-t-il.

C'est le cas, dit-il, de son petit-fils âgé de 11 ans, qui en aura 19 en 2026.

Justin Légaré, entraîneur-chef des Rouges, l'équipe de soccer masculine de l'Université de Saint-Boniface, parle d'une nouvelle de rêve. « J'étais en Allemagne et en Afrique du Sud pour voir la Coupe du monde de soccer. Là, j'aurai l'occasion de ne pas voyager très loin pour voir les matchs. J'ai trop, trop hâte! »

Il dit qu'il n'aurait jamais espéré un jour voir une Coupe du monde de soccer masculine au Canada.

De gauche à droite : le Canadien Victor Montagliani, président de la CONCACAF, Sunil Gulati, président de la Fédération américaine de soccer (USSF), et Decio De Maria, président de la Fédération mexicaine de soccer, présentent la lettre d'intention d'une candidature conjointe.De gauche à droite : le Canadien Victor Montagliani, président de la CONCACAF, Sunil Gulati, président de la Fédération américaine de soccer (USSF), et Decio De Maria, président de la Fédération mexicaine de soccer Photo : Getty Images / Spencer Platt

Il pense aussi que la candidature conjointe du Canada, des États-Unis et du Mexique est une excellente idée, car, selon lui, elle permettra au Canada de réduire les coûts par rapport à un événement si important et coûteux.

Seul bémol, au Canada, les matchs auront lieu seulement à Montréal, Toronto et Edmonton.

Alors si nos intervenants se disent déçus, ils n'en gardent pas moins une petite lueur d'espoir, puisqu'il faudra attendre 2021 pour connaître la liste définitive des villes sélectionnées par la FIFA pour la tenue des matchs.

Et même si, au bout du compte, Winnipeg n'en fait pas partie, il en faudra plus pour refroidir l'ardeur de Robert Bender.

Il affirme qu'il n'hésitera pas à se rendre à Montréal, Edmonton ou Toronto pour assister aux matchs.

Il s'enthousiasme déjà à l'idée de voir peut-être au Canada les équipes du Brésil, de l'Allemagne et de l'Espagne. « Cela vaudra le déplacement », souligne-t-il.

Quant à Justin Légaré, il rêve d'une finale de Coupe du monde en 2026 entre le Canada et la France.

D'ici là, les regards sont tournés vers la Russie, où sera donné jeudi le coup d'envoi du Mondial 2018. Dans quatre ans, en 2022, ce sera au tour du Qatar d'accueillir cette grande fête du soccer.

Comme pays organisateurs, le Canada, les États-Unis et le Mexique seront qualifiés d'office pour la Coupe du monde dans 8 ans.

La dernière participation du Canada à une phase finale de Coupe du monde remonte à 1986, au Mexique.

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